Reportage dessinée à la Cour d’Assises de Versailles
Au deuxième jour d’audience, deux nouveaux enquêteurs de l’IGPN en charge de l’enquête sont auditionnés. De nombreuses interrogations reviennent sur le temps de latence écoulée entre les tirs mortels de l’accusé et son placement en garde à vue. Il aura en effet fallu 48 heures entre les faits et les premiers interrogatoires du mis en cause, laissé libre de préparer sa défense et accorder sa version avec ses collègues pendant deux jours. Le policier a en effet bénéficié de conseils avant son placement en garde à vue, comme en attestent des messages retrouvés sur son téléphone. Des recommandations sur les sentiments qu’il devait exprimer devant l’IGPN : «Tu as été choqué», «Tu ne voulais pas tuer»… L’auteur de ces conseils n’a pas été identifié.
Le policier semblait en effet bien entouré de ses collègues à en croire le groupe intitulé cyniquement «refus d’ob’», dont il faisait partie des administrateurs, sur la messagerie Telegram.
C’est ensuite aux experts légistes et balistiques de déposer leurs conclusions à la barre. Si la position du policier lors des tirs est au centre des débats, une certitude persiste : les trois balles ont été tirées à moins d’un mètre dans des zones vitales, dont celle mortelle traversant l’omoplate et perforant les poumons.
La famille et proches de la victime seront entendus ce mardi matin, ainsi que les témoins.
Pour retrouver le reportage dessiné sur le premier jour
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