Parmi les innombrables exactions commises par la meute de fascistes en uniforme samedi 24 octobre, ces images de Rouen : un policier motard, dans une rue du centre-ville, jette délibérément une grenade lacrymogène en direction de petites filles.
Selon les témoignages, ce tir a eu lieu à l’écart des zones de manifestations et de tension. On voit sur les images, qui ont capté le tir sous trois angles différents, qu’il n’y a effectivement aucune menace, ni même de cortège. Le policier exprime ici sa pure jouissance de jeter sa munition sur des passant·es. Un plaisir sadique, celui de faire peur, d’exercer une punition extrajudiciaire sur des inconnus. Le plaisir de la toute puissance.
Les vidéos montrent sans aucun doute possible que deux petites filles, une vêtue d’un manteau rose vif très visible qui semble avoir autour de 6 ans, et une autre à peine plus grande en bleu ciel, étaient dans le champ de vision de l’agent. Il a tiré délibérément la grenade en leur direction, en connaissance de cause. Plusieurs passants lui crient d’ailleurs qu’il y a des enfants.
Sur une autre vidéo, on voit la maman des fillettes leur dire de courir pour fuir les gaz.
Le composé toxique lacrymogène est interdit en zone de guerre, en vertu de la Convention de Genève sur les armes chimiques. La police française tire des dizaines de milliers de grenades de ce gaz chaque année sur la population. Elles peuvent causer des œdèmes pulmonaires, abimer la peau, les yeux, des organes internes, et empoisonner le métabolisme, surtout sur des personnes vulnérables. Ses effets à long terme sont inconnus, mais évidemment très nocifs.
Dans d’autres pays, l’usage indiscriminé de gaz chimique contre des civils, y compris des enfants en bas âge, serait considéré comme un crime d’État et un crime contre l’humanité.
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