Scandale d’État : des milices fascistes se coordonnent avec la police dans tout le pays


L’extrême droite, bras armé du pouvoir


Le Ministre de l’Intérieur a proféré un nouveau mensonge ce 26 octobre sur BFM : il certifie que la police aurait «empêché» les violences d’extrême droite, et nie qu’elle se serait coordonnée avec les fascistes.

En réalité, pour tenter d’écraser le mouvement social, la police s’appuie sur la violence débridée de milices extra-légales. Ces milices composées de néo-nazis se sont constituées dans toute la France pour attaquer les manifestations. Non seulement elles peuvent agir sans être inquiétées, alors qu’elles sont armées et ultra-violentes, mais elle travaillaient main dans la main avec les autorités. Dans les années 1930 comme aujourd’hui, l’extrême droite est le bras armé du pouvoir et de la bourgeoisie.


Rien que le 24 octobre :


  • À Montpellier, un groupe fasciste agressait des manifestant·es et les livrait aux policiers. D’autres vidéos montrent les fascistes et les CRS avancer ensemble et se protéger mutuellement. Dès que les manifestant·es se défendent, la police les charge et forme un cordon de protection devant les fascistes.
  • À Nice, un groupe d’extrême droite armé a été filmé en train de se concerter avec les policiers avant de lyncher des manifestant·es. Des couteaux ont été sortis, et plusieurs blessés graves sont signalés.
  • À Dijon, une milice d’extrême droite caillassait le cortège avec les gendarmes et s’alignait avec eux.
  • À Nancy, mêmes scènes: des néo-nazis équipés de bâtons et des lignes de policiers agissent en coordination. Idem à Rouen.
  • À Bordeaux, les fascistes ont tiré sur des manifestant·es au pistolet à plomb, en toute impunité. Si un militant anticapitaliste faisait le dixième de cela, on parlerait de terrorisme et de tentative de meurtre.

Des milices se sont aussi constituées à Toulouse Lyon, Clermont, Rouen Tours, Brest, Caen, Lille Bayonne, Reims ou Lorient, commettant des dizaines d’actes très violents toute la journée du 24 octobre.

À Nantes, une de ces milices a été corrigée par des antifascistes, et certains de ses membres ont fini en mauvais état. L’autodéfense populaire est une nécessité.

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