Au sud de Nantes, le lycée Jean Perrin bloqué


La jeunesse déborde : reportage


Images de barricades empêchant l'accès au lycée Jean Perrin

Ce mercredi matin, plusieurs dizaines de lycéen-nes ont décidé de (re)bloquer leur lycée. L’établissement scolaire se situe à Rezé, commune limitrophe au sud de Nantes. Les élèves de Jean Perrin sont fortement mobilisé-es depuis le début du mouvement de la réforme des retraites. Une reporter sur place raconte et nous rapporte les témoignages de cette jeunesse révoltée.

Il est tôt ce matin et les poubelles débordent. Plusieurs jeunes de Jean-Perrin les utilisent pour bloquer l’entrée de leur lycée. Des palettes et des barrières sont utilisées. La jeunesse en lutte est bientôt rejointe par des personnes en soutien. Syndicalistes, travailleur-ses, enseignant-es et personnels appuient les blocages. Un professeur amène des brioches, des crêpes sont distribuées. Un peu plus tard dans la matinée quatre parpaings viendront soutenir une grille de barbecue. Dans une ambiance festive, les élèves décident de bloquer la route. Une barricade est érigée au milieu de la voie, un feu de joie allumé.

Sur place, les élèves expriment leur colère contre le gouvernement des riches qui veut mettre au pas et au travail forcé la jeunesse. Retraites, SNU, Parcoursup, 49.3 et déni démocratique, catastrophe climatique, répression policière… les lycéen-nes n’en peuvent plus. Les autorités et les patrons ne leur promettent aucun avenir alors c’est par la force qu’ils et elles iront le chercher. Malgré les violences policières, la détermination grandit dans le camp de la jeunesse.

Ces jeunes nous expliquent être un millier sur la métropole nantaise à être actif au sein du mouvement social, et s’organisent entre lycées. Parmi les autres établissement très mobilisés, le lycée Livet au centre de Nantes ou celui de Bouaye, en périphérie. Un mouvement qui déborde largement le cadre de la question des retraites. Ces élèves appellent à l’auto-organisation à la base et à se défendre des armes de la police et de la répression. Pour cause, ils sont plusieurs d’entre-eux à avoir été blessés par la police ces dernières semaines ou à avoir été arrêtés.


Le président-monarque a mis le feu au poudre. Un-e lycéen-ne prévient : « Macron a dit qu’il fallait que le pays brûle pour que ça change. On obéit au roi ». La petite caste au pouvoir peut trembler.


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