Jeudi 4 décembre, le milliardaire d’extrême droite Pierre-Édouard Stérin organisait une nouvelle «Nuit du bien commun» à Paris. Ce richissime catholique intégriste, raciste, ennemi du droit des femmes et pro-Israël consacre sa fortune à faire triompher les idées néofascistes en France.
Les «Nuits du bien commun» sont présentées comme des galas de charité, alors qu’elles servent en réalité à financer des associations réactionnaires, et surtout à permettre à la bourgeoisie d’extrême droite de tisser son réseau.
À Paris ce jeudi, plusieurs centaines de personnes se sont approchées du théâtre des Folies Bergère, où avait lieu l’événement. Ce bâtiment appartient lui même à l’empire Bolloré, la boucle est bouclée. La foule scandait : «Tout le monde déteste les milliardaires» ou encore «Pas de charité pour les réacs» et a illuminé la façade avec un projecteur affichant le message : «La nuit du bien commun nuit au bien commun». Pour autant, ce rassemblement était tenu à distance de la soirée par un conséquent dispositif policier.
La surprise est venue des cieux : un groupe a réussi à monter sur le toit des Folies Bergères, et a tiré une longue salve de feux d’artifices et de pétards, au nez et à la barbe des forces de l’ordre, qui assistaient impuissantes au spectacle depuis la rue. Une banderole «Paris est antifa» a également été déployée sur le monument. Un pied de nez qui a du faire paniquer les riches réactionnaires réunis à l’intérieur.
Un mystérieux collectif PES pour «Parade à l’Extrême Stupidité» revendique l’action en ces termes : «Hors de question pour nous de laisser tranquille la bourgeoisie et les réactionnaires opérer leur petit jeu politique, sous couvert de philanthropie et de générosité» et appelle à ne pas «laisser un seul centimètre carré aux fascistes».
Depuis des mois, partout où elles ont lieu, les «Nuits du bien commun» sont perturbées. À Aix, une grève du personnel de la salle de spectacle a même fait annuler l’événement.
Images : Le Media, CLPress
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