
Depuis des années, on nous répète qu’il faut se serrer la ceinture, qu’il n’y a pas «d’argent magique» pour les services publics vitaux, et donc qu’il faut fermer des lits d’hôpitaux, des bureaux de Poste, des gares et des écoles, baisser les retraites, les minimas sociaux ou le droit au chômage.
Pourtant, en quelques semaines pourtant, Macron a annoncé coup sur coup :
- Le retour du service militaire «volontaire»
- L’achat d’un porte-avions nucléaire gigantesque
- L’achat d’un nouveau sous-marin nucléaire et d’ogives pour «renforcer» l’arsenal de destruction français
Chacune de ces annonces se chiffre en milliards d’euros, qui semblent se débloquer avec une facilité déconcertante. Rappelez-vous qu’en 2023, la France a connu le plus grand mouvement social depuis 1968 parce que Macron ne voulait pas lâcher quelques milliards pour les retraites.
Plus hallucinant encore, ces annonces colossales se succèdent quasiment chaque semaine sans le moindre débat. Ni à l’Assemblée, ni dans les partis politiques, ni dans les médias, qui ont réussi l’exploit de ne jamais donner la parole au mouvement antimilitariste ! Et aucun éditorialiste, qui sont d’habitude si inquiets des dépenses publiques, ne viendra seulement poser la question de l’intérêt de telles dépense pour s’armer jusqu’aux dents.
Cette course à la guerre et les montants qui vont avec sont un fait du Prince, il n’est même pas question d’en discuter.
Pour rappel, fin janvier le gouvernement officialisait une vague massive de suppressions de postes dans l’Éducation Nationale en 2026 : 4000 enseignant en moins. Au même moment, 40.000 recrutements étaient annoncés par le Ministère des Armées en 2026. 10 fois plus de postes de militaires créés que de profs supprimés. Le Ministère des Armées a bénéficie d’une hausse de 6,7 milliards d’euros par rapport à 2025, c’est quasiment ce qui a été coupé dans la Santé.
Le capitalisme français passe en mode guerrier, et les dépenses publiques sont réorientées vers l’armement. Et cette fois-ci, il n’est même plus question de conserver les apparences de la démocratie : on fonce vers la guerre sans même nous demander s’il vous plaît.
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