Nantes et environs : le mouvement contre le porte-avions est lancé


Mercredi 18 mars, Macron débarquait en région nantaise pour un nouveau show militariste : il se rendait dans l’entreprise NavalGroup, le long de la Loire, pour annoncer le chantier de «Porte-avions nouvelle génération», un projet à 10 milliards d’euros. Une mobilisation en trois temps, organisée en urgence, a eu lieu.


Première mobilisation réussie à midi à Basse Indre, où doivent être construits les réacteurs du futur porte-avions nucléaire. De nombreuses organisations, des syndicalistes, des écologistes, des riverains et des élus étaient présent·es : 200 personnes, sans compter les centaines de gendarmes déployés pour protéger Macron. Une petite foule, mais un coup d’envoi symbolique et sympathique du mouvement unitaire contre le militarisme dans l’estuaire de la Loire.

Deuxième action : dans le bourg de La Montagne l’après-midi, au moment du discours de Macron. La foule a été cernée par les forces de l’ordre, mais elle était présente. Pendant ce temps, le président était devant un parterre de patrons pour exhiber une maquette du porte-avions, et annoncer son nom : le «France libre». Dans un pays dominé et soumis par le néolibéralisme et l’État policier.

Troisième rendez-vous : le soir, dans le centre-ville de Nantes. Un syndicaliste CGT de NavalGroup rappelle que ses collègues étaient en grève ce jour, et qu’ils refusent une économie de guerre au détriment des services publics. Une position admirable en période de chantage à l’emploi. Le syndicat Solidaires a quant à lui d’ores et déjà appelé à converger à Saint-Nazaire le 8 mai pour une grande manifestation anti-porte-avions.

Ce dernier rassemblement s’est soldé par la mise à feu d’une maquette de tank et aux cris de «Guerre à la guerre, à bas l’impérialisme».

Au total, plusieurs centaines de personnes auront participé à l’un des trois rassemblements, venus d’horizons divers, pour lancer le top départ d’un grand mouvement antimilitariste dans l’Ouest.

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