Nantes, 18 et 19 décembre : retour sur les mobilisations du week-end

À la veille des fêtes de Noël, Nantes a connu deux mobilisations vendredi et samedi. La première, à l’initiative du centre culturel kurde, en solidarité avec celles et ceux qui subissent la guerre et la répression en Turquie et en Syrie, la seconde émanant de l’assemblée de lutte contre l’État d’Urgence réunie mercredi dernier. Même si la frénésie consumériste de la fin d’année rendait difficilement audibles les résistances, les deux manifestations se sont tenues.

  • Vendredi soir : alors que l’armée turque assassine le peuple kurde dans les villes de l’Est de l’Anatolie, une centaine de personnes se réunissent Place Graslin pour chanter des slogans en kurde et en français, pour la solidarité internationale et contre le fascisme. Après quelques discours et de la musique, le rassemblement de disperse calmement. Au Proche Orient, le peuple kurde reste pris en étau entre le régime autoritaire d’Erdogan et les obscurantistes de DAESH. D’autres mobilisations suivront donc très probablement.
  • Samedi, 14h, quelques dizaines de personnes se retrouvent sur la place du Bouffay. L’appel à se rassembler fait suite à la journée de mobilisation réussie qui avait eu lieu le samedi précédent. Plus de 1000 personnes s’étaient réunies en assemblée de rue, et avaient défilé dans le centre ville. Cette nouvelle assemblée rassemble finalement une centaine de personnes. L’approche de la fin d’année et les vacances de Noël ont-elle tari les énergies ? Malgré tout, l’envie de continuer à lutter contre l’État d’Urgence en janvier ressort des échanges.
    Vers 15h30, un cortège fini par se former pour défiler. Une petite centaine de manifestants parcourent bruyamment les artères de la ville, envahies par le marché de Noël, en chantant notamment : «Ne nous regardez pas, rejoignez nous !», «Vous pouvez consommer, mais pas manifester», ou le désormais classique «État d’Urgence, État policier, ils ne nous enlèveront pas le droit de manifester». Les slogans sont ponctués de détonations de pétards.

Les flics resteront à distance pendant toute la manifestation, qui se dispersera tranquillement là ou elle avait démarré.

La lutte continue !


Rendez-vous demain lundi, à partir de 19h, au bar Le Chat Noir pour une projection et un échange sur l’État d’Urgence !

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