Face à Macron, il est plus que temps d’engager le rapport de force


Sur fond de discrédit généralisé de la classe politique, Macron et son gouvernement sont en passe d’obtenir les pleins pouvoir et l’hégémonie parlementaire. En parallèle, deux attaques d’ampleur inégalée sont déjà programmées :


  • Sur le plan social, le nouveau gouvernement promet une offensive inouïe, bien plus violente que la Loi Travail passée en force en 2016. Une offensive sans précédent contre le droit du travail, qui va généraliser la précarité, l’insécurité, le harcèlement des chômeurs, et la domination des patrons. Cette loi sera imposée à coup d’ordonnances le plus rapidement possible : une véritable stratégie du choc pour empêcher toute résistance.
  • Sur le plan sécuritaire, les mesures exceptionnelles permises par l’état d’urgence vont rentrer dans le droit commun : nous allons donc vers un état d’exception permanent. Les préfet et la police auront un pouvoir total de surveillance, d’arrestation préventive, de perquisition, d’enfermement, d’interdiction de manifester de toutes celles et ceux considérés comme « suspects », sans même passer par un juge ! Une situation unique en occident. La France est en train de devenir un laboratoire des politiques autoritaires. Ici encore, le nouveau gouvernement veut aller le plus vite possible, et faire passer cette loi dès l’été.

Lundi 19 juin, nous seront au lendemain du triomphe annoncé d’En Marche aux législatives. L’abstention sera massive, mais ce n’est pas suffisant. Il est temps d’engager le rapport de force. A Paris, Nantes, Saint-Nazaire, Montpellier et ailleurs, des syndicalistes, lycéens, étudiants, occupants des ZAD et participants à Nuit Debout se rencontrent pour former un Front Social et s’organiser pour résister.


Il est temps de prendre la rue. À Nantes, rendez-vous lundi 19 juin, 18h, Place du Bouffay pour une soirée de lancement du mouvement. Invitez vos potes, après, il sera trop tard.


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