Bure : la gendarmerie attaque le mouvement anti-nucléaire


Rassemblement de soutien à 18h devant la préfecture de Nantes


C’est sur un petit morceau de Meuse, dans l’Est de la France, à Bure, que l’État français a décidé d’implanter une gigantesque poubelle de déchets nucléaires, pour plusieurs milliards d’euros. Il s’agit d’enterrer des tonnes de débris radioactifs extrêmement dangereux pour des dizaines de milliers d’années, au carrefour de l’Allemagne, de la Belgique, de la France et du Luxembourg. Avec des risques de fuite, se séisme, d’infiltration des sols, d’accidents … Bref, un projet encore bien plus inquiétant et dangereux qu’un aéroport.

Depuis quelques années, sur ces terres très peu peuplées, une résistance s’organise, un mouvement d’occupation de la zone vient épauler les habitants opposés au projet. Mais l’État français cherche à conjurer la défaite monumentale qu’il a subi dans le bocage nantais. Le gouvernement a donc lancé, par surprise, ce matin, une opération à grand spectacle : 500 gendarmes appuyés par un hélicoptère et un drone pour évacuer une trentaine d’opposants. Le tout filmé par les gendarmes eux mêmes, et rediffusé sur les chaînes d’information en continu. Il y a quelque chose d’indécent à mettre en scène l’expulsion en plein hiver, par grand froid, de personnes de leurs habitations, avec un déploiement de force aussi ridiculement disproportionné. Mais le gouvernement cherche surtout à faire passer un message : il n’y aura pas de deuxième Notre-Dame-des-Landes. Gérard Collomb répète d’ailleurs qu’il ne doit plus « y avoir de zone de non-droit ». Faisons le mentir ! Le nucléaire est une folie mortifère qu’il faut enrayer.

Un rassemblement de soutien aux opposants de Bure est organisé à 18H devant la Préfecture de Nantes. En attendant, sans doute, une manifestation sur la zone elle-même dans les temps à venir.


NB : la discussion sur Mai 68 organisée à B17 (17 rue Paul Bellamy) dans le cadre de la semaine de résistances est maintenue, mais commencera peut-être avec un peu de retard. À tout à l’heure

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