IMMIGRATION : LA TRIPLE ABJECTION DE MACRON

Le président des riches instrumentalise le racisme

Abject. Lors d’un discours tenu devant les parlementaire de la République en marche ce lundi 16 septembre, Macron essaie de se relancer en instrumentalisant le racisme. Il faut dit-il regarder le problème de l’immigration en face et ne pas l’abandonner à l’extrême droite, et promet la fermeté. Cerise sur le gâteau :

« la question est de savoir si nous voulons être un parti bourgeois ou pas. Les bourgeois n’ont pas de problème avec cela : ils ne la croisent pas. Les classes populaires vivent avec », déclare-t-il.

Un discours directement repris à Jean-Marie Le Pen !

L’abjection est triple :

  • D’une part relativement classiquement le président place l’immigration au cœur de sa communication pour des raisons évidemment électorales. Quoi de mieux pour se refaire une santé que d’aller chasser directement sur les terres du Front national.
  • Deuxième dégueulasserie, Macron prétend se préoccuper des classes populaires en laissant entendre de façon purement décomplexée que le prolo est raciste et qu’il faut donc le servir en conséquence. Il s’agit du mépris de classe le plus total. Il insinue aussi que les immigrés ne font pas partie des classes populaires, ce qui est évidemment faux.
  • Vient alors le coup de grâce. Le président des riches dont les mesures fiscales ont systématiquement privilégié les grandes fortunes et dont la réforme des retraites va fragiliser encore davantage les plus précaires indique que prendre des mesures anti-immigrés serait « ne pas être un parti bourgeois ». Le gouvernement qui affiche chaque jour son mépris des plus pauvre, se gave de homard, et mutile le peuple, utilise le racisme pour faire croire qu’il n’est pas « bourgeois ». Le Pen et Macron sont exactement sur la même ligne.

« Faire barrage » vous avez dit ?

Chaque jour le sentiment que les plus puissants vivent sur une autre planète s’accentue davantage. Et leur monde nous semble de plus en plus irréel. Mais ça n’est certainement pas à ceux qui se sont opposés à lui dans la rue que Macron s’adresse. Pour 56 % des sympathisants du parti les républicains l’immigration est le thème prioritaire.

Bref, les élections de 2022 ont déjà commencé.

Via : Rouen dans la rue