L’indécence de la classe politique


La «classe politique» française ne s’indigne jamais. Elle ne s’est indignée :


  • Ni de la mort d’un jeune tué par la police le soir d’une fête de la musique
  • Ni du démantèlement des hôpitaux
  • Ni des accidents du travail, ni des licenciements
  • Ni des « gueules cassées » par la police, et des mutilés à vie
  • Ni des attentats racistes, ni des enfants en camps de rétention
  • Ni même de l’immolation d’un étudiant désespéré

Mais la «classe politique» française est donc, tenez vous bien, «indignée» par… l’annulation d’une conférence de François Hollande et la dégradation d’un portail !

Nous sommes entrés dans une dystopie bien réelle, où les puissants assument avoir plus de compassion pour une porte ou un amphithéâtre que pour un jeune étudiant entre la vie et la mort. Les mots sont insuffisants pour décrire leur ignominie.

La séquence actuelle est révélatrice. Alors qu’une mère voilée était humiliée publiquement, et qu’un attentat raciste avait lieu contre une mosquée, les médias ont inlassablement invité l’extrême droite sur les plateaux et tout fait pour discréditer une simple manifestation contre l’islamophobie. Inversion.

Après l’immolation atroce d’un jeune désespéré par la précarité, les médias ont d’abord minutieusement occulté l’information. Une des pires forme de censure. À présent, ils mènent tambour battant, avec les autorités, une campagne pour salir et discréditer les réactions légitimes. Inversion.

Le régime, à bout de souffle, ne tient plus que par l’alliance entre une répression militarisée et une propagande sans fard, violente, des médias dominants. L’inversion systématique des victimes et des bourreaux. L’inversion systématique des causes et des conséquences. L’inversion systématique de la vérité et du mensonge.

Orwell avait raison.

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