Flingues en plastique, mugs et hélicos miniatures : la gendarmerie vend des jouets pour redorer son image


En pleine polémique sur les violences d’État et l’impunité des forces de l’ordre, et à deux jours de la commémoration de la mort d’Adama Traoré, décédé lors d’une opération de gendarmes, la Gendarmerie Nationale lance sa «boutique en ligne».


L’objectif officiel ? «Accroître son rayonnement auprès de tous les publics et promouvoir ses valeurs».

Avec quel argent ont été financés le site et les produits ? Quels communicants ont pu imaginer une telle opération marketing ? Qui sont les commanditaires ? Mystère. Sur le site, les gendarmes annoncent la vente de «produits utiles, ludiques et robustes». Sans rire.

Les marques Gendarmerie nationale, Garde républicaine et Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) ont été déposées. Il y a deux ans, c’était l’Élysée qui inaugurait sa boutique et ses produits dérivés.

Parmi les produits officiellement vendus, des mugs siglés Garde Républicaine, des clés USB biométriques GIGN, des écussons… Gênant. Plus glauque, dans la rubrique «futur gendarme», des jouets pour enfants : hélicoptères miniatures, voitures de flics téléguidées, et flingues en plastique siglés «gendarmerie» et «GIGN»…

Bientôt au nom du gouvernement :

  • Une serviette de plage à l’effigie de Darmanin
  • Des mugs Jean-Michel Blanquer
  • Un autocollant «I ♥️ étranglement»
  • Une matraque en mousse et sa grenade d’entraînement
  • Un lanceur de balles de défense adapté au cours de récré
  • Un petit blindé téléguidé pour écraser des figurines de ZADistes
  • Une gégène taille enfant pour électrocuter ses camarades…

D’autres suggestions ? Adressez les directement au ministère de l’Intérieur !


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