🖌️AU PAYS DE LA “LIBERTÉ D’EXPRESSION

– Dissonance cognitive et gĂ©omĂ©trie variable-

Depuis une semaine, la classe politique est prise de convulsions, elle appelle Ă  la « libertĂ© d’expression », rĂ©clame le « droit Ă  la caricature », fait des incantations Ă  l’esprit des Lumières.

Ces dernières annĂ©es, nous avons vu des Gilets Jaunes qui peignaient des banderoles partir en cellule, des jeunes aller en taule pour des tags, des colleuses fĂ©ministes violentĂ©es et enfermĂ©es par la police, des soignants rĂ©primĂ©s, une banderole ironique contre Macron entrainer une garde Ă  vue. Nous avons vu des journalistes indĂ©pendants brutalisĂ©s et la justice qualifier « d’association de malfaiteurs » du papier mâchĂ© et de la peinture.

Nous avons vu des blessĂ©s, des mutilĂ©s, des morts causĂ©es par les forces de l’ordre, et toutes les questions sociales, politiques ou sanitaires rĂ©glĂ©es par la force. Ces dernières annĂ©es, nous avons vu un effondrement inouĂŻ des libertĂ©s les plus Ă©lĂ©mentaires en France. Et en particulier de la libertĂ© d’expression, entravĂ©e de plus en plus violemment par le pouvoir en place. Dans l’indiffĂ©rence quasi-gĂ©nĂ©rale, et mĂŞme l’approbation d’une grande partie des puissants de ce pays.

Les hymnes Ă  la « libertĂ© d’expression » sont au mieux de la dissonance cognitive, au pire une manipulation cynique. Ceux qui, hier, justifiaient des gardes Ă  vue pour des banderole et des yeux crevĂ©s pour une manifestation, aujourd’hui crient Ă  la libertĂ© d’expression sur les plateaux tĂ©lĂ©.

La “libertĂ©” ne se limite pas Ă  diffuser des caricatures sur l’Islam, et les apprentis dictateurs ne seront jamais les grands dĂ©fenseurs des libertĂ©s.