đŸ„NANTES : ACTION SURPRISE CONTRE LE TRANSFERT DU CHU ET POUR L’HOPITAL PUBLIC

L’action a eu lieu hier, lundi soir, devant la PrĂ©fecture de Nantes. Il s’agissait Ă  la fois de dĂ©fendre l’hopital public en pleine pandĂ©mie et de protester contre le projet ubuesque de transfert du CHU.

Car depuis des annĂ©es, les Ă©lus socialistes de la MĂ©tropole veulent absolument « leur » CHU sur l’üle de Nantes, contre tout bon sens Ă©lĂ©mentaire. Le nouvel hĂŽpital serait situĂ© en zone inondable, sur une Ăźle. Un dĂ©placement inexplicable : la moindre crise, les ponts sont encombrĂ©s, bloquĂ©s, et les accĂšs au soins rendus plus difficiles.

Le coĂ»t de ce projet est exponentiel. D’abord Ă©valuĂ© Ă  350 millions d’euros, puis Ă  600 millions en 2012, il est dĂ©sormais Ă  976 millions d’euros, c’est Ă  dire «le CHU le plus cher de France» selon MĂ©diacitĂ©s. Des experts consultĂ©s estiment mĂȘme que le coĂ»t final en 2026 dĂ©passera 1,5 milliard d’euros. Des dĂ©penses qui s’expliquent car il faudra faire tenir de mĂ©ga-bĂątiment sur une zone friable et inondable en installant des pieux de bĂ©tons gĂ©ants dans le sol des bords de Loire pour faire « flotter » la construction.

Mais ça n’est pas le plus hallucinant. Ce « nouveau CHU » aura une capacitĂ© moindre que celui existant, Car oui, Nantes a dĂ©jĂ  un gros CHU dans le centre-ville. Les dĂ©cideurs veulent un nouvel hĂŽpital avec moins de lits. Dans une logique nĂ©o-libĂ©rale : plusieurs centaines de lits en moins – entre 350 et 200 selon les estimations.

C’est donc contre ce projet que les dizaines de « lits » supprimĂ©s ont Ă©tĂ© dessinĂ©s Ă  la bombe de chantier, au sol, devant la PrĂ©fecture. Des soignant.e.s en blouses blanches se sont Ă©galement allongĂ©s au sol, et des slogans dĂ©nonçant la suppression de 231 lits et de 400 postes, dĂ©jĂ  effectuĂ©e en pleine crise sanitaire, ont Ă©tĂ© tracĂ©s. Le temps que la police ne dĂ©barque, les opposant.e.s au transfert avaient dĂ©jĂ  pris la poudre d’escampette 
 A suivre !

Page : STOP au transfert du CHU de Nantes