Darmanin promeut un policier impliqué dans l’affaire Benalla


Laurent Simonin avait équipé le milicien et volé des images de surveillance pour le couvrir : il est propulsé au plus haut grade de la Police Nationale par le ministre de l’intérieur


C’est devenu une habitude au plus haut sommet de L’État. Tout le monde se souvient de Castaner décorant les flics les plus violents, lors du mouvement social des Gilets Jaunes. Mais aussi de Grégoire Chassaing, le commissaire responsable de la mort de Steve qui était nommé il y a quelques semaines grand chef de la police de Clermont-Ferrand.

Dans l’indigne lignée de ses prédécesseurs, Gérald Darmanin vient de promouvoir un policier mis en examen dans le cadre de l’affaire Benalla. Qui a oublié Alexandre Benalla ? Ce membre de la garde rapprochée du président de la République qui s’amusait à tabasser gaiement du manifestant le 1er Mai 2018 à Paris, place de la Contrescarpe ? Le tout déguisé en flic, pour garantir sa propre impunité.

Un article du Point nous apprenait hier que l’un des protagonistes de ce scandale d’État, Laurent Simonin, – ancien chef-d’état major de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) à la préfecture de police de Paris au moment des faits – vient d’être promu commissaire général, le plus haut du corps des commissaires par un arrêté de Gérald Darmanin datant du 15 Juin 2021. Cet homme est mis en examen pour «violation du secret professionnel» et «détournement d’images issues d’un système de videoprotection».

En clair, il a fourni et équipé en matériel le garde du corps d’Emmanuel Macron et son ami néonazi Vincent Crase lors de la manifestation du 1er Mai. Brassard de police et casque vissé sur la tête, Benalla s’était adonné avec passion à molester des opposants politiques. Mais le scandale ne s’arrête pas là. Laurent Simonin est aussi le fonctionnaire qui avait fourni illégalement les images de vidéosurveillance à Benalla pour qu’il puisse défendre l’indéfendable lorsque « l’affaire » avait éclaté quelques semaines plus tard.

Le haut fonctionnaire de police avait été mis quelques mois au placard avant de retrouver des postes «prestigieux» à Dreux et à Mayotte. En attente du jugement, il est toujours mis en examen dans le cadre de «l’affaire Benalla». Le ministère de l’Intérieur continue donc à décorer et récompenser les agents de police les plus radicalisées, et ses fonctionnaires qui se chargent des basses œuvres.


L’État n’est qu’une mafia au service de l’extrême-droite et des ultra-riches.


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