Après avoir protégé Zemmour, la police expulse la Maison du Peuple


Vitre cassée, intimidations et évacuation immédiate d’un bâtiment vide


Ce samedi, plusieurs centaines de manifestants défilaient dans le centre de Nantes pour le droit au logement, et pour réclamer une nouvelle Maison du Peuple : un lieu d’hébergement, de rencontres et de solidarités, expulsé au milieu de l’été.

À l’issue de cette manifestation, un bâtiment était investi dans le cœur de la ville, rue de Gigant : un ancien Foyer de Jeune Travailleurs vide, avec des dizaines de places impeccables prêtes à accueillir celles et ceux dans le besoin. 1800 mètres carrés, qui sont destinés à être transformés en logements haut de gamme. La mairie qui prétend qu’il n’y a pas de place disponibles ment, puisque de tels bâtiment existent dans les beaux quartiers.

Quelques heures seulement après cette ouverture porteuse d’espoir, des dizaines de forces de l’ordre encerclaient les lieux. Les CRS ont brisé une vitre du bâtiment et intimidé les occupants et occupantes, avant d’expulser le bâtiment. Deux personnes ont été embarquées, avant d’être relâchées. Un déploiement considérable, pour un bâtiment vide, qui ne sert à personne, et qui pourrait rendre service à des dizaines d’êtres humains alors que l’hiver arrive. Un rassemblement nocturne a ensuite eu lieu Place du Bouffay.

En résumé, après avoir passé l’après-midi à tirer des grenades pour protéger un meeting pétainiste, la police nantaise a expulsé avec zèle la Maison du Peuple. Une profession au service du bien commun.


Les membres de la Maison du Peuple annoncent que ce n’est que «partie remise». À suivre !


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