Le racisme contre la lutte sociale


Le 8 avril, le Journal du Dimanche interrogeait des membres du gouvernement. Un conseiller ministériel lançait : «Il y a trop de tétanie dans notre réaction. Il faut mettre des choses dans l’atmosphère, comme l’immigration ou autre. Sinon, on ne va jamais réussir à écraser les retraites.»


Mettre l’immigration dans l’atmosphère pour écraser les retraites. Écraser la demande d’une juste répartition des richesse par un climat raciste. Voilà les stratégies dégueulasses d’un gouvernement d’extrême droite.

Depuis, Macron a annoncé le démarrage de «100 jours d’unité» lors d’un discours lundi soir. Il a notamment promis : «Nous renforcerons le contrôle de l’immigration illégale».

Selon Le Monde, Macron a demandé à ses ministres de programmer ces deux textes à l’agenda parlementaire avant l’été : «si les textes travail et immigration ne passent pas en première lecture avant l’été, ils ne passeront jamais.» Toujours selon Le Monde, il a déclaré «Il faut être dur avec ceux qui veulent nous crever la paillasse. Faire payer l’hypocrisie et les jeux de dupes.»

Ces deux derniers jours, plusieurs ministres ont attaqué les immigrés. Bruno Le Maire, à propos des personnes d’origine maghrébines qui dépenseraient des «aides sociales» à l’étranger. Darmanin, qui a amalgamé «l’immigration» et la «fraude», tout en déclarant «ce que veulent les français, c’est plus d’autorité». Comme si les millions de personnes qui manifestent depuis 3 mois réclamaient «plus d’autorité» et non le partage des richesses. Enfin, Olivier Veran souhaite carrément une «convention citoyenne» sur «la lutte contre l’immigration», «un beau thème sur lequel on peut mobiliser».

Comme dans les années 1930, le capitalisme en crise choisit la carte du racisme. Voilà l’apaisement par les macronistes : l’unité nationale raciste, en agitant les fantasmes contre l’immigration. On connaît la prochaine cible : les pauvres, les minorités, les oppositions.

Ces crapules sont d’extrême droite. Ils en ont les mots, les pratiques le cynisme et la violence. Leur tentative de détourner la colère sociale contre les immigrés ne marchera pas. Faisons bloc.


Vidéo par Caisses de grève

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