Nantes : le président du tribunal arrachait les affiches syndicales


Il s’est fait griller par les caméras de surveillance


Mystère au Tribunal de Nantes. Les affiches syndicales dénonçant les conditions de travail dans l’enceinte judiciaire, posées par le personnel, étaient systématiquement arrachées dans les bureaux. Ces arrachages avaient lieu de nuit et pendant les week-end. Qui pouvait bien mettre une telle rage à détruire la parole des syndicats du tribunal ?

Après des mois d’interrogations, le mystérieux arracheur a été identifiée par Médiapart. Il s’agissait du président du tribunal judiciaire de Nantes en personne : Franck Bielitzki ! Et il a été trahi par ses propres caméras de surveillance…

C’est à partir du 12 décembre 2022 que le personnel administratif et les greffier-es du tribunal s’inquiètent des mystérieuses intrusions au sein de leurs propres bureaux situés aux 3 et 4ème étages du tribunal, durant le week-end, alors que ceux-ci étaient verrouillés. Les travailleur-ses constatent alors leurs bureaux mis à sac : «Des affiches et des motions syndicales sur la souffrance au travail, notamment, ont été arrachées. Certaines ont été grattées, et des morceaux de papier jonchent le sol. Des feuilles A4 qui servaient de signalétique sur les portes, ainsi que des affiches d’associations de victimes ont également disparu». Des scènes qui attestent le «caractère impulsif de ce geste» déclare Médiapart.

Confronté à la manifestation de la vérité, le président du tribunal, dans une totale hypocrisie, «a revendiqué son geste, droit dans ses bottes. Il a prétendu avoir résolu lui-même un problème d’affichage sauvage constitutif d’une infraction», témoigne une magistrate, accablée, interrogée par Médiapart. Plus grave encore, «Le président ne voit pas où est le problème». Faudrait-il lui imposer d’effectuer un stage de citoyenneté ? On en a vu pour moins que ça…

À la tête du tribunal de Nantes depuis septembre 2021, Franck Bielitzki est le plus haut magistrat du tribunal judiciaire de Nantes. Selon Ouest-France, il se définissait alors lui-même comme un «chef d’orchestre»… un chef d’orchestre tyrannique, prêt à tout pour faire taire toute contestation au sein de sa juridiction, et qui semble avoir du mal à contenir ses excès de colère. Un comble pour un haut fonctionnaire responsable de l’institution judiciaire ! Et ce sont ces bourgeois radicalisés qui sont chargés d’appliquer la loi et privent de liberté des milliers de personnes…

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