On vous explique cette histoire de « note » économique de la France

«Mozart de la finance», «virtuose de l’économie» et autres flatteries insanes : ce sont les surnoms donnés à Macron par les médias pour le faire élire. 6 ans après son arrivée au pouvoir, non seulement les services publics vitaux sont dévastés, les salaires baissent et la misère augmente, mais même sur le plan strictement budgétaire c’est une catastrophe. La dette explose, les dépenses massives pour aider les entreprises et faire des cadeaux aux riches coûtent une fortune, et la France a connu le pire déficit commercial de son histoire en 2022 : 164 milliards d’euros. Nous avons un manager tyrannique et incompétent à la tête du pays.
Depuis 40 ans, les gouvernements néolibéraux imposent des mesures de destruction des droits sociaux. Casse du code du travail, recul des retraites, baisse des allocations, attaques de la sécurité sociale. Ces réformes sont présentées comme «nécessaires» pour «rembourser la dette». Mais pour qui sont faites ces mesures qui détruisent des vies ? Pour quoi ? Pour faire plaisir aux marchés financiers. Tout simplement.
La France, comme tous les pays du monde, reçoit une note par des agences bancaires : AAA, AA-, BB+, etc… Les États sont les élèves des marchés financiers. Des «agences de notations» contrôlées par les grandes banques félicitent ou sanctionnent ainsi les pays s’ils ont bien appliqué le programme néolibéral ou pas. Et lorsque la note baisse, les intérêts, c’est-à-dire la somme supplémentaire à rembourser en cas d’emprunt, augmente.
La France emprunte actuellement à un taux de 3% contre 2,5% pour l’Allemagne qui a de meilleures notes par exemple. La charge de la dette pourrait s’élever à 70 milliards d’euros à l’horizon 2027, plus que le budget total de l’éducation ! Une somme qui pèse fortement sur les finances publique, tout ça pour engraisser de grandes banques qui prêtent de l’argent fictif !
C’est ce mécanisme ignoble de «notation» qui a provoqué la banqueroute de l’État grec par exemple, qui ne pouvait plus emprunter, ce qui a conduit à une crise sociale terrible. En 2001, la «note» de l’Argentine passe de B à C, provoquant une immense crise économique dans le pays et une batterie de mesures néolibérales très violentes.
L’agence de notation Fitch a donc abaissé vendredi d’un cran la note de la France à «AA-» et justifie cette baisse par les tensions sociales qui, selon l’agence, vont peser sur la capacité à réduire le déficit et la dette, ainsi que des perspectives de croissance moins élevées qu’anticipé. «L’impasse politique et les mouvements sociaux (parfois violents) constituent un risque pour le programme de réformes de Macron et pourraient créer des pressions en faveur d’une politique budgétaire plus expansionniste ou d’un renversement des réformes précédentes», écrit l’agence Fitch. Elle met aussi en avant un choix criminel de Macron : continuer à émettre des emprunts indexés sur l’inflation en pleine crise mondiale de l’inflation ! Difficile de faire un choix plus débile.
Parlons clairement : c’est une menace. En gros, Macron doit tuer le mouvement social pour garder une bonne note auprès des marchés. Pour les banques, le mécontentement engendré par la réforme des retraites ferait peser un risque pour la santé financière du pays, il faut donc le liquider.
Alors quelles sont les solutions ? Démanteler les agences de notations et effacer ces dettes illégitime créées par ces banques mafieuses sur de l’argent fictif ? Ce serait du bon sens. Mais le ministre français des Finances Bruno Le Maire dit tout l’inverse. Il vient d’affirmer que la France allait continuer à «faire passer des réformes structurantes», c’est-à-dire saccager les droits sociaux. Il s’est aplati comme un paillasson devant les agences de notation : «Ne doutez pas de notre détermination totale à rétablir les finances publiques de la nation (…) à accélérer le désendettement du pays, à réduire les déficits et à accélérer la réduction des dépenses publiques».
Ça va faire mal.
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