Le 1er mai : on tient la rue


Ce lundi 1er mai sera historique. Nous serons des millions dans la rue, une marée humaine après 4 mois de lutte sociale acharnée contre la réforme des retraites et son monde. Les syndicats comme le gouvernement savent qu’il y aura du monde. Et après ?


Macron, les médias et la CFDT aimeraient que ce 1er mai soit un «baroud d’honneur», une ultime grosse manifestation avant que tout le monde rentre chez soit, vaincu. Un dernier feu d’artifice avant d’aller se coucher. Des gros défilés bien cadrés un jour férié, pour clôturer le mouvement. C’est justement ce qu’il faut éviter. Le 1er mai doit être un second souffle pour la révolte en cours, le point de départ d’un printemps de rage.

Pour que ce 1er mai soit vraiment historique, tenons la rue ! Ne rentrons pas chez nous après la manifestation officielle. À Paris, un appel à se retrouver à la nuit tombée dans le quartier Opéra circule déjà. À Rennes, le projet est d’occuper la Place Sainte-Anne lundi soir avec des chaises, tables, canapés, de quoi faire de la musique et manger.

À Nantes, le rendez-vous est à 10h30, aux Nefs de l’île de Nantes, en direction du centre-ville. Restons dans la rue. Certaines manifestations nantaises indomptables ont déjà montré qu’il était possible de tenir jusqu’à la nuit…

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