14 juillet : la dictature pour commémorer la Révolution


Sera-t-il autorisé de parler de la Révolution française le 14 juillet ? En 2023, on peut légitimement se poser la question, tant le gouvernement pousse loin le curseur de la répression. Le ministre de l’Intérieur annonçait ce 12 juillet un dispositif proprement dictatorial pour le jour de la fête nationale :


➡️ 130.000 policiers et gendarmes déployés sur le territoire. C’est beaucoup plus que lors du point culminant du soulèvement des Gilets Jaunes en décembre 2018. C’est presque l’équivalent de l’effectif total de la police française.

➡️ L’antiterrorisme dans les rues. C’est en train de devenir une habitude extrêmement inquiétante. Le Raid, le GIGN, la BRI seront déployés avec leurs véhicules lourds et leurs fusils à pompe. Des blindés seront aussi employés.

➡️ De gros moyens de surveillance sont mis en place. Les hélicoptères de la gendarmerie nationale survoleront les banlieues, mais aussi des drones. Un arrêté préfectoral autorise les drones à survoler les départements du 92 et du 93 du 10 au 15 juillet. Lorsqu’ils ont été autorisés il y a quelques semaines, le gouvernement promettait que c’était sur un périmètre géographique très ciblé, quelques heures pendant les manifestations. Ces mouchards volants vont filmer pendant 5 jours toute la région parisienne.

➡️ Le gouvernement demande aux préfets l’arrêt des bus et des tramways des 22h. C’est un couvre-feu qui ne dit pas son nom.

➡️ Les feux d’artifice sont interdits ! Pour un 14 juillet, seul jour de l’année consacré à l’usage de feux d’artifices, c’est un comble. Après voir interdit la musique pour la fête de la musique, les casseroles dans les manifestations, ce régime fou interdit de célébrer sa propre fête Nationale. «La vente, le port, le transport et l’utilisation» sont interdits pendant le week-end du 14 Juillet, et 150.000 mortiers d’artifice ont déjà été saisis par les forces de l’ordre.

➡️ Enfin, le gouvernement promet une «grande fermeté à l’égard des de ceux qui voudraient gâcher» les festivité, alors que c’est lui-même qui les gâche. Nous sommes probablement le seul pays au monde dont la fête censée commémorer une Révolution se transforme en couvre-feu totalitaire quadrillé d’hommes en armes.

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