Une militante palestinienne harcelée par les fascistes franco-israéliens


Cela n’est plus à prouver : l’actuel gouvernement israélien, qui tient des propos racistes et génocidaires et qui organise le massacre de la population de Gaza et l’épuration ethnique de la Cisjordanie, est fasciste. Il n’y a plus de différence, ni dans ses discours ni dans ses actes, avec les fascismes européens.


Pourtant, de nombreux franco-israéliens font bloc derrière ce gouvernement d’extrême droite. Certains sont allés combattre dans l’armée coloniale et diffusent des vidéos et des photos d’eux-mêmes en uniformes israéliens, ou en train de frapper, de torturer ou d’insulter des palestiniens ligotés. C’est extrêmement grave. Ces gens, qui commettent des exactions racistes dans un conflit armé, vont revenir sur le sol français. Seront-ils traités de terroristes ?

Ces mêmes réseaux haineux harcèlent les personnes qui soutiennent la cause palestinienne. En particulier la militante Rima Hassan Mobarak. La jeune femme est née dans un camp de réfugiés en Syrie. Son père a été chassé de Palestine lors de la Nakba en 1948, la grande épuration ethnique qui a créé l’État israélien. Cette année-là, des centaines de milliers de palestiniens avaient été chassés de leur terre, et sont parqués depuis plusieurs générations dans des camps en Syrie, au Liban ou à Gaza.

Rima Hassan Mobarak est arrivée en France à l’âge de 10 ans et est devenue juriste. Elle milite pour la cause palestinienne avec une grande dignité, réclamant le droit au retour pour les palestiniens chassés en 1948 et la création d’un État démocratique et multiconfessionnel en Palestine.

Non seulement elle n’est guère invitée dans les médias – alors qu’elle maîtrise parfaitement le sujet et pourrait apporter des éclairages décisifs au public sur la guerre en cours – pendant que les propagandistes israéliens monopolisent les plateaux télés, mais son engagement lui vaut des campagnes diffamatoires très violentes sur les réseaux sociaux.

Rima Hassan avait un contrat avec l’entreprise L’Oréal. Sous la pression des fanatiques pro-israéliens, ce contrat a été suspendu. Julien Bahloul, chouchou des médias et porte-parole de Tsahal, s’est félicité sur internet d’une «immense victoire contre la haine et l’apologie du terrorisme» et affirme que «Rima Hassan prétendait à un visage moderne, libéral, de paix. Aujourd’hui le masque est tombé, sa haine a été dévoilée à tous».

Encore plus grave, le 6 novembre, elle a reçu une photo d’obus israéliens avec un message inscrit en français dessus : «Rima, tiens cadeau pour tes copains de Hamas».

Cette pratique n’est pas nouvelle lors des guerres menées par Israël. Le 17 juillet 2006, des fillettes d’une colonie du nord d’Israël étaient prises en photo en train d’écrire des messages sur des obus d’artillerie avant qu’ils ne soient tirés vers le Liban.

Il y a quelques jours, Haïm Gozali combattant israélien de MMA et ancien policier, a écrit les noms de sportifs musulmans sur un missile visant la Palestine, avant de publier la photo sur Instagram.

Non seulement ces gens se réjouissent du massacre de civils, mais ils marquent le nom de musulmans sur des armes de guerre tirées par leur armée. Ces fascistes sont fébriles mais dangereux.

Nous adressons tout notre soutien à Rima Hassan Mobarak. Elle est loin d’être seule !

Faire un don à Contre Attaque pour financer nos articles en accès libre.

4 réflexions au sujet de « Une militante palestinienne harcelée par les fascistes franco-israéliens »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *