Gaza : l’art persiste, la Palestine résiste


Elle s’appelle Menna Hamouda. C’est une jeune artiste palestinienne qui vivait à Beit-Lahia au Nord de Gaza. Elle rêvait de créer un centre d’art pour exposer ses peintures. Mais son rêve a été brisé par la violence coloniale. Les bombardements israéliens ont détruit sa maison et son atelier. Comme plus de 2 millions de palestiniens, elle a fui le déluge d’obus vers le sud.


À Deir al-Balah elle dessine sur les murs encore debout de l’enclave palestinienne avec du matériel rudimentaire. Quelques craies et du charbon de bois pour témoigner de sa rage, de sa tristesse et des souffrance du peuple palestinien. De l’art comme moyen de résistance face à l’insoutenable.

Ses œuvres en noir et blanc, réalisées à partir de ce que la jeune femme a vu et vécu, qui racontent la souffrance et la mort, en rappellent d’autres : les créations d’artistes rescapés d’un autre génocide, qui utilisaient le dessin pour montrer l’horreur du fascisme, à l’instar du peintre déporté Boris Taslitzky.

Interrogée dans les médias, Menna Hamouda appelle la communauté internationale à stopper le massacre : “Mon message au monde est que nous voulons que cette guerre génocidaire cesse… Nous voulons un cessez-le-feu permanent”.

Ce n’est pas la seule femme à laisser sa trace sur les murs déchiquetés de la bande de Gaza. En janvier dernier, nous vous parlions déjà d’une autre artiste, Amal Abu Al-Sabah, qui peignait des fresques contre le génocide.


«L’Art, c’est ce qui résiste : il résiste à la mort, à la servitude, à l’infamie, à la honte» disait Gilles Deleuze. Des mots qui résonnent aujourd’hui en Palestine.


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