La Direction de l’Aviation Civile repeinte pour protester contre les taxis volants


Au matin du 1er mai des militant-es d’Extinction Rebellion ont repeint la façade de la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) afin d’influer sur la décision qu’elle doit rendre sur les “taxis volants”. En cette journée-symbole des luttes sociales, ces militant-es espèrent attirer l’attention sur la responsabilité de la DGAC dans le projet “taxis volants” prévu pour les Jeux Olympiques, anti-social et anti-écologique.



Un communiqué de XR :


«Ce 1er mai une vingtaine de militant-es ont ciblé le siège de la DGAC afin de dénoncer sa complicité active dans le projet de “taxis volants”. La belle façade en verre de l’immeuble ainsi que son entrée ont été repeintes à l’aide d’extincteurs et de balles de peinture (lavable à l’eau) afin que ses employés ne puissent passer à côté du message. La peinture rouge et verte utilisée symbolise l’imbrication des luttes sociales et écologiques en ce premier mai. Les taxis volants, eux, sont la caricature d’un monde écocide et inégalitaire qui saccage l’intérêt général.


«On a prétendu que les JOP seraient l’occasion de soigner les transports publics? Le résultat est une mauvaise farce : à nous les fermetures de stations, à quelques riches arrogants des taxis volants vrombissant sur la ville».
Lina, militante d’Extinction Rebellion


La DGAC se fera-t-elle complice du passage en force des porteurs du projet ? Le Conseil de Paris a voté contre, la commission d’enquête est un camouflet, et l’Autorité environnementale est tout aussi hostile. Leurs avis légitimes ont été balayés afin d’utiliser les Jeux Olympiques et Paralympiques comme vitrine pour le premier vol au monde de ces engins nocifs et inutiles. Alors que l’agence européenne en charge du dossier n’a pas encore accordé son homologation, c’est au tour de la DGAC de prendre sa décision. Sur son site, la DGAC prétend placer une “logique du développement durable au cœur de son action” : qu’elle le prouve en mettant un terme à cette farce.

Un projet à contre-sens

Depuis plusieurs semaines, la décision de la DGAC se fait attendre : laissera-t-elle faire des vols d’essai pour des personnes triées sur le volet, pendant que les stations de métro ferment et la RATP double le prix des billets ? Ses dirigeants auront-ils la conscience tranquille lorsqu’ils assisteront aux vols – dont une partie aura lieu en face de leurs bureaux, sur l’Héliport de Paris ? Cette décision intervient alors que l’aérien francilien est à la croisée des chemins. D’un côté, c’est ce même Héliport de Paris que le Maire d’arrondissement (Les Républicains) a promis de le fermer : en ce sens, même la droite admet que la réduction du trafic aérien est nécessaire pour aider la France à respecter les Accords de Paris. De l’autre, il est envisagé d’étendre l’aéroport de Paris-Beauvais.

Nous attendons de la DGAC non pas un soutien à des lubies comme les taxis volants ou l’avion vert, mais bien une décision courageuse sur ce dossier.

La DGAC doit prendre ses responsabilités :

  • En s’opposant au lancement des e-VTOL et tout autre projet inutile
  • En défendant l’intérêt général, par une forte limitation des vols privés, en jet ou en hélicoptère
  • En favorisant la diminution du transport aérien pour faire respecter les Accords de Paris»

Images : XR

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