«Finish them» : l’ancienne ambassadrice des USA à l’ONU encourage le génocide


Agenouillée devant des obus israéliens, alors que toute la planète est horrifiée par les massacres à Rafah, une femme écrit sur les munitions destinées à être envoyées contre des êtres humains : «America ❤️ Israël» et «finish them». Soit littéralement : «exterminez-les» ou «achevez-les».


Agenouillée devant des obus israéliens, alors que toute la planète est horrifiée par les massacres à Rafah, une femme écrit sur les munitions destinées à être envoyées contre des êtres humains : «America ❤️Israël» et «finish them». Soit littéralement : «exterminez-les» ou «achevez-les».

S’agit-il d’une colon israélienne supportrice de Netanyahou ? D’une illuminée fasciste qui voue un culte à la mort et aux armes ? Non, il s’agit d’une personnalité politique de premier plan aux USA.

Nimarata Haley, dite Nikki Haley, est une politicienne états-unienne. Membre du Parti républicain, elle a été déléguée et gouverneure de l’État de Caroline du Sud. Elle a surtout été nommée ambassadrice des États-Unis auprès des Nations Unies durant les deux premières années de la présidence de Donald Trump.

En tant qu’ambassadrice à l’ONU, elle avait plébiscité le déménagement de l’ambassade US de Tel Aviv à Jérusalem, afin d’imposer Jérusalem comme capitale israélienne, une vieille revendication de l’extrême droite sioniste. Elle avait aussi menacé les États qui s’opposeraient à cette mesure. Haley a plaidé pour l’arrêt du financement par les USA de l’UNRWA, l’office humanitaire de l’ONU qui vient en aide aux habitants de Gaza, mais aussi pour le retrait des accords de Paris sur le climat ou du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU…

Elle a été candidate aux primaires républicaines pour l’élection présidentielle qui aura lieu cette année, et était la dernière candidate en lice face à Trump, en faveur duquel elle s’est retirée en mars dernier. Et devinez quoi ? Nikki Haley n’est même pas issue de l’aile la plus dure du Parti Républicain, elle fait même figure de modérée en comparaison du camp Trump, qui risque fort de remporter les élections à l’automne prochain.

Qu’une ancienne diplomate états-unienne aille en Israël se faire photographier en train d’écrire «finish them» sur des bombes, alors que l’armée coloniale massacre des civils vivant sous des tentes à Rafah, et alors que la justice Internationale met en cause Netanyahou pour génocide, est une démonstration éclatante de l’ensauvagement du camp occidental. Celui qui mène des guerre depuis des décennies au nom du “bien”, de la “paix” et de la “démocratie” fait désormais bloc derrière le fascisme génocidaire.


Le camp de l’Empire se radicalise, mais il est aussi de plus en plus isolé.


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