Nantes : créations solidaires avec la Kanaky


De la peinture aux couleurs du drapeau Kanak, des collages, des graffitis. Ce sont les créations aperçues sur des murs de Nantes, qui sont à la foi un hommage au peuple Kanak et un geste de solidarité avec le combat anti-colonialiste en cours.


Jean-Marie Tjibaou, l’une des grandes voix de l’indépendantisme Kanak, qui déclarait que «la non-reconnaissance, qui crée l’insignifiance et l’absence de dialogue culturel ne peut amener qu’au suicide ou à la révolte». Socialiste, pacifiste, il avait perdu des membres de sa famille, tués par des colons «caldoches», mais continuait inlassablement de se battre pour une autodétermination «inclusive» avec les «victimes de l’histoire» vivant sur l’île. Il a été assassiné en 1989.

Ces créations comportent le portrait d’Eloi Machoro, militant indépendantiste abattu en 1985 par la gendarmerie, et à qui l’on doit cette phrase restée célèbre : «Le Combat ne doit pas cesser faute de leaders ou faute de combattants». À ses côtés, une évocation du massacre de la grotte d’Ouvéa, commis en 1988 par l’État français, est aussi présente.


L’histoire Kanak est parsemée de sang, de souffrance et d’humiliations. Macron l’incendiaire, en sabotant brutalement le processus qui rendait possible l’indépendance et en méprisant le peuple Kanak, a rallumé les braises d’une situation qu’il ne maîtrise pas.


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