Série de déconvenues au Parlement pour la macronie


L’effondrement du bloc central se poursuit, et la pièce de théâtre est presque comique


Gabriel Attal se frotte les yeux à l'Assemblée : la semaine a été longue pour la macronie.

À l’Assemblée Nationale cette semaine, les échecs se sont multipliés pour ce qu’il reste du bloc central. En moins d’une semaine, les macronistes et leurs alliés ont essuyé un recul, un retrait et un rejet. Petit tour d’horizon des dernières déconvenues du parti de Macron.

Un recul, en premier lieu, sur la loi Yadan, un texte de loi qui visait à créer un dangereux amalgame entre antisémitisme et antisionisme. Son autrice, Caroline Yadan, députée des Français établis à l’étranger et émissaire assumée d’Israël en France, a finalement retiré son texte face à la forte mobilisation populaire incarnée dans une pétition signée par des centaines de milliers de personnes.

Un retrait, ensuite, sur la nouvelle saignée sociale qu’envisageait le gouvernement. C’était la nouvelle lubie de Gabriel Attal : rétablir le travail le 1er mai. Mais coup de théâtre lorsque la proposition est sabotée par son propre parti, pour éviter le débat parlementaire. En votant une motion de rejet préalable sur le texte, le groupe macroniste a été abandonné par le gouvernement et n’a pu qu’observer l’enterrement du texte législatif porté par Attal.

Un rejet, enfin, sur un projet de loi qui avait pour but de réduire encore plus la durée d’indemnisation du chômage en cas de rupture conventionnelle. Sans doute retenus à la buvette de l’Assemblée, les députés du bloc central n’ont pas réussi à obtenir de majorité grâce à la mobilisation des députés de gauche. Une députée macroniste confesse : «Tout le monde en avait marre, sauf La France insoumise qui était très mobilisée. Ce pauvre texte a fait les frais de la semaine».

À l’approche des présidentielles la macronie, dépourvue d’ossature politique, se délite un peu plus chaque jour qui passe. L’Assemblée Nationale toute entière baigne dans un marécage politique stérile, et chacun campe sur ses positions en attendant le scrutin ultime. Cette semaine, on aura même vu Laurent Nunez, le Ministre de l’Intérieur, voter contre… son propre amendement. Sûrement trop habitué à voter contre les amendements de la gauche, l’ancien directeur de la DGSI manque visiblement de cap clair.

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