8 Mars antimilitariste


L’origine de la date du 8 mars, journée internationale des luttes féministes, est aussi révolutionnaire et antimilitariste. Un peu d’histoire.


En 1917, la Russie est engagée, comme de nombreux pays, dans l’atroce Première guerre mondiale. À l’arrière de la boucherie des tranchées, les femmes ont remplacé les hommes dans les champs et dans les usines. Elles représentent deux tiers des employé·es du textile et de l’armement.

Le 8 mars 1917 (23 février selon le calendrier julien), les ouvrières du textile de Petrograd descendent dans la rue pour la toute jeune Journée internationale de la femme, initiée quelques années plus tôt par la communiste Clara Zetkin. Excédées par cette guerre qui n’en finit plus, par les files d’attente interminables pour obtenir des rations de pain misérables, elles scandent «Du pain ! À bas l’autocratie !» et «À bas la guerre !» Elles exigent le retour de leurs fils, de leurs compagnons et de leurs frères du front.

Les ouvrières appellent les métallos à les rejoindre : c’est le début de la Révolution, et cinq jours plus tard le Tsar est renversé, grâce à ces femmes qui ont marché contre la guerre. En 1921, en hommage à cette grève féministe et antimilitariste, le 8 mars devient officiellement la date internationale des droits des femmes.

Ce 8 mars 2026, alors que la guerre gronde de nouveau et que nos dirigeants organisent la course à l’armement, de nombreux panneaux, banderoles et autres créations ont fleuri dans les cortèges pour dénoncer le militarisme.

Quelques images prises à Paris, Marseille, Saint-Nazaire, Saint-Étienne, Lausanne, Montpellier et ailleurs.

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