Manif contre les expulsions : stratégie de la tension

Samedi 31 mars, lors de la grande manifestation contre toutes les expulsions, près de 2000 personnes, exilées, étudiantes, lycéennes, syndicalistes, ont défilé ensemble dans une ambiance festive et déterminée. Il n’était évidemment pas question de mettre en danger les manifestants qui risquent une expulsion faute de papiers, mais de reprendre la rue collectivement.

Mais la préfecture a choisi d’installer par tous les moyens un climat de tension maximale : un hélicoptère, des canons à eau, plusieurs centaines de policiers au contact du cortège, des transports bloqués, des annonces anxiogènes dans la presse… Et, alors que la manifestation touchait à sa fin, et que le défilé s’orientait tranquillement vers un bâtiment réquisitionné pour héberger des exilés pour y passer la soirée, des dizaines de gendarmes ont bloqué le cortège. Puis l’ont chargé et gazé, sans distinction. Il fallait créer un affrontement en agressant les manifestants.

Encore une fois, le pouvoir cherche à briser physiquement toute expression contestataire à Nantes. Opposons lui une solidarité sans faille, et des résistances toujours plus nombreuses.

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