Nantes : nouvelle expulsion d’exilé-es !


Des gendarmes et des blocs de béton pour empêcher toute réoccupation


La maire socialiste Johanna Rolland l’avait annoncé : « plus aucune occupation ne sera tolérée ». Un discours mis en application avec froideur et inhumanité. Il y a deux jours, un campement de roms était expulsé sur l’île de Nantes. Ce matin, c’est un square ou vivait une soixantaine d’exilés, déjà expulsés à d’innombrables reprises, qui est envahi par des dizaines de gendarmes.

La mairie continue donc sa logique implacable d’expulsions systématiques. Après avoir enchaîné les évacuations du square Daviais, d’une maison occupée et du lieu d’accueil de la rue de Bréa, une soixantaine de personnes avaient échoué square Vertais, sous des tentes sous le pont de la voie ferrée, à deux pas de l’arrêt de tram Mangin. Même sous un pont, les indésirables sont chassés par la mairie de gauche.

Mais ce n’est pas une simple expulsion. La mairie a fait venir des camions bennes remplis de blocs d’asphalte et de bitume pour dévaster le sol du square. Pour le rendre impraticable et inhabitable. Nos élus utilisent donc l’argent public pour rendre les parcs de Nantes invivables, pour en chasser les étrangers à la rue. Il en sera ainsi ainsi de tous les squares et emplacements où pourraient se poser les exilés : le parc public des fonderies avait déjà été grillagé et gardé la nuit par des vigiles pour éviter toute « intrusion ». Privatisation de l’espace et chasse aux pauvres, alors que le froid de l’automne est de retour.

Les hommes et les femmes à la rue qui vivaient square Vertais n’ont reçu aucune solution : seulement la police et l’errance.


Pour aider, contactez ces pages :

Le CRAN – Comité de Réquisition et d’Action Nantais

L’Autre Cantine Nantes

Les luttes des exilé-e-s à Nantes

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