Le Chili toujours en flamme contre les violences d’État

La révolte a éclaté la nuit dernière dans la ville de Panguipulli, dans le sud du Chili. Plusieurs bâtiments municipaux, dont la mairie et le commissariat, ont été incendiés, suite au meurtre d’un jongleur de rue par la police. Selon les autorités, le défunt a résisté à un contrôle d’identité par deux agents. Mais les vidéos montrent que le jongleur n’était pas menaçant, même s’il a tenté de fuir le contrôle policier…

L’auteur des tirs a été arrêté, et le gouvernement a demandé à la police de fournir toutes les informations dont elle dispose dans cette affaire. Depuis octobre 2019, la police chilienne est combattue par une grande partie de la population pour avoir réprimé avec une extrême brutalité un vaste mouvement social contre les inégalités. Mouvement qui ne s’est jamais arrêté depuis.

Ce samedi, une mobilisation a lieu dans la capitale, Santiago du Chili, contre la répression et pour la libération des prisonniers politiques. Des affrontements ont lieu du la Place de la Dignité au cœur de la ville. Sur un mur, ce slogan : «La révolution est nécessaire et possible».

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