Zemmour vise des journalistes avec une arme de guerre à Milipol : trois questions qui ne seront pas posées


La scène a eu lieu ce mercredi à Paris, à Milipol, le salon mondial des armes de répression. Le candidat Pétainiste Éric Zemmour s’est amusé avec un fusil de précision utilisé par les unités anti-terroristes, et a mis en joue des journalistes en ricanant “ça rigole moins là”. De l’humour fasciste. Il a ensuite grimpé dans un blindé, entre autres mises en scène militaristes. Les images tournent déjà en boucle. Le buzz est assuré. Ce soir, tous les JT ne parleront que de ça. Trois questions qui ne seront pas posées :


Éric Zemmour braquant des journalistes avec un fusil à lunette au salon Milipol

Qui a permis à Éric Zemmour d’entrer dans le salon ? Il n’est officiellement que «chroniqueur» dans les médias. Ce salon est réservé aux professionnels de la sécurité et nécessite une solide accréditation. Comment cet homme a pu rentrer ? Comment a été préparée cette séquence, puisque Zemmour est entré entouré de journalistes ? Milipol a lieu sous la direction du Ministère de l’Intérieur. Darmanin a-t-il supervisé cette opération ?

Le vendeur d’armes plaisante avec Zemmour : «Quand vous serez président, vous serez protégé par des armes comme celle-là». Pourquoi ? La réponse est évidente. Le lobby militaro-policier soutien le candidat pétainiste, et le voit déjà au pouvoir. Le candidat des médias choisit d’ailleurs de démarrer sa campagne présidentielle en visitant un salon de la répression : une image assez terrifiante de l’état politique du pays.

Qui sont les journalistes «visés» par le pétainiste ? Ce sont ceux qui l’ont créé, qui font campagne pour lui, qui le font monter dans les sondages. Sans ces «journalistes», Zemmour n’existerait pas. Cette petite clique aux ordres est déjà menacée par le fasciste dont il font la publicité. Bien fait pour eux. Ils seront, eux aussi, les victimes du monstre qu’ils ont créé.

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