S’il est réélu, il n’aura plus aucune limite


Description du film d’horreur qui nous attend probablement


Emmanuel Macron, tout sourire dans un salon de l'Élysée

Ce n’est pas un programme, c’est un film d’horreur. Une liste de sévices. Une série d’actes de torture. Imaginer que les sondages qui donnent Macron à 30% puissent avoir raison fait froid dans le dos. Pour voter pour ça, il faut être soit profondément débile, soit masochiste, soit milliardaire. Macron ne fera même pas campagne, il jouit de la guerre en Ukraine pour se faire réélire sans débat. Mais il annonce d’ores et déjà son plan de bataille :

La retraite à 65 ans

Une mesure d’une violence inouïe, encore plus dure que la réforme des retraites initiée en 2019, et qui avait mis des millions de personnes dans les rues, et qui ne fut interrompue que par le COVID. L’espérance de vie en bonne santé est inférieure à 65 ans en France, et encore plus faible chez les classes populaires. Cela veut dire qu’il faudra soit mourir au travail, soit voir le montant de sa retraite massivement réduit. Et ouvrir grand les portes aux retraites privées.

15 milliards d’euros pour la police

La réforme des retraites vise soi-disant à «économiser 15 milliards». C’est pourtant exactement la même somme que Macron veut injecter dans la répression. Comme quoi, il ne s’agit pas de manque d’argent mais de choix. Cela veut dire encore plus de moyens de surveillance, d’armes qui mutilent, de flics tout puissants. L’État policier qu’on connaît déjà, en pire.

Saccage final de l’Éducation Nationale

Macron veut supprimer le CAPES, le concours des enseignant-es, et supprimer le statut de fonctionnaire qui garanti un emploi aux profs. Alors que des milliers de personnes démissionnent de l’Éducation Nationale tant la situation est devenue intenable dans les classes faute de moyens, Macron veut achever une école déjà à bout de souffle. Qu’est-ce que ça veut dire ? Un enseignement à l’Américaine : une école publique ghetto, pour les pauvres, avec des enseignant-es mal formé-es et précaires, et une école privée de qualité pour les riches.

Université payante

Modèle américain aussi pour les facs. Déjà bien abîmées par 10 ans de libéralisation, les facs ne recrutent déjà plus de profs dans les filières «non rentables», refusent des étudiant-es, ferment des secteurs. Macron annonce : «On ne pourra pas rester durablement dans un système où l’enseignement supérieur n’a aucun prix pour la quasi-totalité des étudiants.» Rappelons que l’université est déjà payante. Mais il promet ici des frais d’inscription à plusieurs milliers d’euros. Même s’il a rétropédalé face à la polémique, tout le monde sait parfaitement que c’est son projet.

Fin de la redevance

Les médias publics sont déjà dégueulasses, mais les médias privés sont désormais carrément aux mains de milliardaires fascistes. En supprimant la redevance, qui finance les médias publics, Macron jette ce qu’il reste de radios et de télés publiques dans les mains d’ultra-riches. Bolloré partout. La fin des rares reportages neutres, produits par des télés locales comme France 3, ou des quelques documentaires de qualité, la fin des enquêtes. Le débat médiatique entièrement privatisé.

C’est un pur saccage qui est promis. Un avenir d’une noirceur absolue pour la jeunesse et les pauvres. Il faut déjà penser l’après 24 avril. Votez ou ne votez pas, faites campagne pour un candidat si cela vous plaît, mais surtout, organisez-vous. Il est malheureusement probable que les boomeurs privilégiés qui ont bénéficié de tous les acquis sociaux des «trente glorieuses» et les médias aux ordres réussissent à faire de nouveau réélire le psychopathe de l’Élysée. S’il gagne de nouveau, il n’aura absolument plus aucune limite. Il faudra lui opposer, dès le printemps, une vague massive qui l’empêche de mettre ses plans à exécution.

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