⏳ SORTONS LA TÊTE DU SABLE : CONTRE L’EXTENSION DES CARRIÈRES DES CIMENTIERS LAFARGE ET GSM


Mobilisation sous haute surveillance en Loire-Atlantique : reportage


Dimanche 3 juillet, à St-Colomban (44) au sud de Nantes, pas loin d’un millier de personnes répondaient à l’appel du collectif «La tête dans le sable» qui s’oppose à l’appropriation de 70 hectares de zone agricole par les cimentiers Lafarge et GSM. On rappelle que Lafarge est notamment mouillé dans une affaire de collaboration avec Daesh, en plus de ravager la planète pour l’industrie immobilière. Le rendez-vous est donné au milieu du bocage. Après un barrage et un relevé d’identité par la gendarmerie qui quadrille le secteur, on arrive sur le terrain où se déroulent le rassemblement et les prises de parole. L’ambiance est festive et familiale : du son, des stands des mouvements en lutte, des banderoles explicatives, des enfants qui courent dans le champ. Vers quatorze heure, la trentaine de tracteurs venue de la région s’élance, direction les carrières de sable.

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Devant le site, des immenses dunes de sable et leurs défenseurs de bleu vêtus défigurent le paysage. Des paysans déversent alors d’énormes tas de légumes, résultat de la surproduction des groupes de maraîchages intensifs qui jettent chaque année des tonnes de produits agricoles. Les organisateurs prennent le micro pour rappeler les raisons de leur opposition à ce projet nuisible et laid. Les gendarmes ne sortent pas de leur cage, ils restent derrières les grilles de la zone d’exploitation qu’ils sont venus protéger, pas d’opposition mais des caméras et appareils photos, ils souhaitent certainement immortaliser ce beau moment sous un soleil radieux.

La manifestation repart et, d’un coup, se lance au travers d’un champ : l’opération libérons le Redour commence. Sur le chemin qui nous ramenait au point de départ se trouve un cours d’eau, le Redour. Petit ruisseau au milieu des champs, cela fait des années qu’un exploitant de l’agroindustrie a installé illégalement une écluse afin de se l’approprier, ça ne durera pas. Quelques outils et une corde, bientôt le Redour sera à nouveau libre. Des dizaines de personnes tirent dans le même sens et l’injustice s’effondre. Les actions sont terminées, on rentre alors avec l’écluse en trophée. Une fois de retour sur le terrain, le bar sur remorque étanche la soif des manifestant, les organisateurs sont satisfaits des action menées, le rassemblement se termine dans la même bonne ambiance qu’il avait débuté. Dernier coup de la préfecture qui envoie un hélicoptère tourner au-dessus du lieu à basse altitude.

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