Médias : intoxication des esprits

Selon un sondage IPSOS du mois d’août 2022, voici les trois premières préoccupations des français :

  • L’écologie et le changement climatique
  • L’inflation
  • La pauvreté et les inégalités sociales

Pourtant, voici les sujets que nous imposent les médias dominants 24h/24 et 7jours/7 :

  • Islam
  • Police
  • Karting en prison

Dans un pays qui ne serait pas contrôlé par des milliardaires d’extrême droite, le rôle des médias serait de refléter les préoccupations de la population. On entendrait donc parler majoritairement des ravages causés par le capitalisme sur la nature, des analyses du productivisme, des industries polluantes, avec des scientifiques et des personnes engagées sur le climat. Il y aurait aussi des décryptages sur les mécanismes de l’inflation, la spéculation, le fonctionnement des bourses et de l’économie libérale. Mais aussi l’invitation en plateau d’associations qui travaillent sur les inégalités sociales, des enquêtes sur les millions de pauvres en France. Voilà, ça ce serait un pays «normal», avec des médias «normaux».

La réalité, c’est que nous avons subi tout l’été des débats crapuleux et puants sur le «burkini», des surenchères sur les «rodéos» ou «l’insécurité» et une polémique abrutissante durant 10 jours sur une demi-heure de karting pour deux détenus dans une prison. Avec, pour chaque sujet, des «invités» et des «chroniqueurs» soit policiers, soit directement militants d’extrême droite. Voilà l’état des médias télévisuels en France : des officines de propagande néo-fascistes. Une entreprise de conditionnement des esprits, d’intoxication délibérée.

De la même manière, la classe politique instrumentalise les «inquiétudes» de la population et prétend parler en son nom. À chaque fois qu’il faut justifier les surenchères liberticides et islamophobes, les politiciens prétendent que c’est pour «écouter les préoccupations des français». Pourtant, sur les sujets essentiels, écologiques et sociaux, plus personne ne cherche à «écouter» les inquiétudes, bien au contraire. Pour casser les retraites et les minimas sociaux, ces gens déclarent tranquillement qu’il faut faire de la «pédagogie». Nous sommes des enfants trop bêtes.


Éteignez vos télés, descendez dans la rue.


Source du sondage : https://twitter.com/mathieugallard/status/1562711465345179649

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