? La France de Macron : championne d’Europe de la guerre aux pauvres


Augmentation de salaires, mesures sociales, transports accessibles : partout sauf en France


Depuis 30 ans, les éditocrates médiatiques justifient tous les reculs sociaux en France en utilisant des comparaisons avec les pays voisins. Il faudrait reculer l’âge de départ en retraite pour faire «comme en Allemagne», casser le code du travail pour faire «comme en Angleterre». Ces derniers temps, les mêmes éditocrates ne font plus trop de comparaisons. Pour cause, ce serait contre-productif et révoltant, puisque la France de Macron est devenue l’épicentre du néolibéralisme autoritaire.

Après l’avoir déjà augmenté de 36%, l’Espagne rehausse de nouveau son SMIC de 10% pour faire face à l’inflation. La ministre du travail espagnole indique «qu’il n’est pas normal que les salariés voient leur pouvoir d’achat diminuer alors que les bénéfices des entreprises ont augmenté de 62%». Pour rappel, en France, le salaire minimum a augmenté de 13%, mais en 5 ans, et il est désormais l’un des plus bas d’Europe de l’Ouest. «Oui, mais le salaire minimum Espagnol reste plus faible qu’en France», diront certains. C’est vrai, sauf que les coûts de la nourriture et du logement y sont beaucoup moins élevés. Et surtout, les salaires sont dans une dynamique d’augmentation durable, alors qu’en France, ils stagnent. Ce qui veut dire qu’en valeur réelle, la paie des travailleurs baisse avec l’inflation.

Et chez les anglais ? En avril, le taux horaire brut est passé de 8,91 livres sterling, soit 10,63 euros, à 9,50 livres, soit 11,30 euros, révélait le quotidien Le Monde, soit légèrement au-dessus du seuil français. Même en Angleterre, pays fondateur du libéralisme, les salaires montent pour éviter l’explosion sociale. Même chose en Allemagne, où le salaire minimum a été rehaussé à 1584 euros : il est désormais plus élevé qu’en France. En Allemagne, le gouvernement a voté un «pass transport» de 49€ tout compris, pour se déplacer en train et en transports en commun. Une mesure de bon sens, sociale et écologique. En France, le pass Navigo passe à 100€ pour les parisiens, les réseaux de transports public sont surchargés et de plus en plus vétustes, prendre un TGV coûte un rein. Ce n’est pas la révolution, mais à elle seule, cette mesure changerait profondément la vie de millions de personnes qui subissent de plein fouet l’explosion du prix de l’essence et des déplacements contraints.

Mais la presse de droite continue à répéter que la France est un pays «trop social». Ceci dit, dans ce palmarès, la France remporte une autre médaille : c’est le pays où les ultra-riches s’enrichissent le plus vite ces dernières années !

Il ne restera bientôt que Macron en Europe pour refuser d’augmenter les salaires à la hauteur de l’inflation et taxer les profiteurs de la crise. Macron organise la guerre aux pauvres au moment même où même les pays les plus libéraux se rendent bien compte qu’il faut lâcher du lest. Macron met délibérément en œuvre une baisse des salaires, et il compte forcer les bénéficiaires du RSA à travailler gratuitement. Une politique irrationnelle, même du point de vue économique. Comme un fanatique religieux enfermé dans sa foi capitaliste, il applique de façon autoritaire un dogme austéritaire dont personne ne veut. Le patronat français et ses émissaires du gouvernement ne feront des concessions que face à un rapport de force déterminé.

Faire un don à Contre Attaque