Nantes, 20 mars : l’État tente d’étouffer la flamme


Mais la révolte est intacte


Ce lundi soir, des appels spontanés à se retrouver après le vote de la motion de censure circulaient à Nantes comme dans d’autres villes. Sur place, devant la préfecture, la foule met du temps à se retrouver. Il faut dire que plusieurs centaines de CRS encerclent la zone.

Vers 19h30, environ 400 personnes partent en cortège. Dans la foule une écrasante majorité de jeunes, dont beaucoup de lycéen-nes, écœurés par la fuite en avant autoritaire du gouvernement. Plus surprenant, presque aucune présence d’organisations.

Les slogans, largement repris, ont du mal à masquer l’inquiétude d’être encerclé-es par un nombre colossal de policiers armés, tout autour du cortège. Malgré le rapport de force défavorable, plusieurs tentatives d’échappées se produisent, avant de se heurter à un mur de flics sur le chemin de la gare.

De retour à Commerce, quelques poubelles sont allumés. Une tentative de nasse, puis des gaz sont tirés à Hôtel Dieu, alors que les derniers manifestant-es sont repoussé-es hors du centre. D’autres feux ont été observés quartier Bouffay. Des personnes isolées sont arrêtées.

À 22h, des escadrons de policiers, innombrables, quadrillent toutes les rues, couleur bleu gyrophare. Le ratio entre policiers et protestataires était défavorable ce soir. Visiblement, le Ministère de l’Intérieur surveille Nantes comme le lait sur le feu, mais cette débauche de moyens aura permis à d’autres villes, moins fliquées, de se soulever ! Macron ne pourra de toute façon pas déployer autant de miliciens partout.

Rendez-vous ce mardi, sur les blocages, et à la manifestation nocturne prévue à 18h30 Place Bretagne !


???? : Oli Mouazan et Martin Hernot

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