Élisabeth Borne est-elle une intelligence artificielle ?

Portrait d'Élisabeth Borne avec des yeux en spirale

La question mérite d’être posée. La Première Ministre de Macron est-elle un robot chargé de déclamer des phrases générées automatiquement ? Depuis sa nomination l’été dernier, de nombreux observateurs s’interrogent. Déjà, lors de son premier discours à l’Assemblée en juillet 2022, elle avait prononcé un texte technocratique et froid, déclamé avec une voix monocorde, sous les huées des députés.

Ces derniers mois, c’est encore plus troublant :

  • Ce 26 mai, Élisabeth Borne déclare dans les médias que la proposition d’abrogation du recul de l’âge de la retraite est «un manque de respect vis-à-vis des Français». Après 5 mois de conflit social d’une intensité inédite depuis 1968, avec des millions de personnes dans les rues, alors que l’écrasante majorité de la population rejette cette réforme. Et après que le gouvernement ait empêché un référendum sur le sujet. Une inversion du réel sidérante. Mais ce n’est pas la première.
  • En mars, Élisabeth Borne assurait : «La démocratie parlementaire aura le dernier mot». Juste après avoir déclenché le 49-3, qui permettait justement de se passer du vote du Parlement et de contourner les règles démocratiques. Une procédure d’exception déjà utilisée 10 fois en quelques mois par la Première Ministre.
  • En janvier, elle affirmait que la réforme des retraites était un projet «porteur de progrès et de justice sociale». Alors que tout le monde sait parfaitement, y compris elle même, que c’est exactement l’inverse. Un recul social majeur, dicté par l’agenda néolibéral pour faire plaisir aux marchés financiers.

Si Élisabeth Borne n’est pas une intelligence artificielle, alors le gouvernement pourrait économiser de grosses sommes d’argent public. Il suffit d’installer à Matignon un ordinateur chargé de générer automatiquement des phrases totalement inverses à la vérité pour la remplacer.

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