Nous prennent-ils pour des glands ?


«Je veux qu’on ait dès la sixième de cette année, qu’on commence à avoir des élèves qui plantent des arbres», a déclaré Macron dans une interview sur la chaîne du youtubeur HugoDécrypte. Pour une fois, c’est une bonne idée. Un symbole qui pourrait être charmant si cet été, le gouvernement n’avait pas fait des choix consistant à détruire des forêts. Rien que ces dernières semaines :


➡️ En août, Macron boycottait un sommet international pour préserver l’Amazonie, organisé par le Brésil. Tous les chefs d’État ayant la forêt amazonienne sur leur territoire s’y sont rendus. Sauf Macron, alors que la Guyane française, territoire grand comme le Portugal, est recouverte à 90% par la forêt. Macron n’a même pas jugé utile d’y envoyer des représentants de la Guyane et a dit avoir des «contraintes d’agenda».

➡️ Quelques semaines plus tard, des gendarmes tiraient des grenades contre des autochtones du peuple Kali’na en Guyane, pour imposer un projet de centrale électrique. Pour ce projet, les autorités vont couper pas moins de 140 hectares de forêt primaire, qui sont aussi les terres ancestrales de ce peuple.

➡️ Début septembre, pour construire un projet d’autoroute inutile en Haute-Garonne, pas moins de 200 gendarmes, des drones, un hélicoptère, ont été déployés pour permettre à des engins de raser des arbres centenaires, le tout en pleine nuit pour prendre les écologistes par surprise. Ce projet d’autoroute Castres-Toulouse va raser 13 hectares de forêts, coûter des centaines de millions d’euros et il est vivement contesté par les habitants.

➡️ Dans de nombreuses villes comme Nantes, les réaménagements urbains consistent à couper des arbres pour construire des esplanades minérales et dégagées. C’est le cas du projet à Commerce, au cœur de Nantes, qui vient de s’achever. Ce qui permet aux caméras de surveillance de surveiller chaque recoin et à la police d’intervenir plus facilement. Mais qui rend la ville invivable, surtout en cas de fortes chaleurs. Heureusement, la mairie de Nantes a prévu d’installer des canopées high tech pour rafraîchir la ville et montrer le dynamisme de la start-up nation.

Avant de semer des arbres qui mettent des décennies à pousser, commençons par arrêter de les couper. Plutôt que planteurs de chênes, les communicants de l’Élysée nous prennent pour des glands.

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