Vers une grande révolte des gueux ?


Le député macroniste Richard Ramos était invité le 21 septembre sur RTL et s’inquiétait de la colère qui montait dans sa circonscription sur fond d’inflation et de crise sociale plus profonde que jamais.


Il déclarait au micro : «il y a deux risques, les gilets jaunes qui peuvent revenir […] on était passés de la colère avec les gilets jaunes à une espèce de résignation, à une lassitude […] et là je ressens quelque chose qui est peut être de l’ordre de la jacquerie, après la colère, après la lassitude, qu’est ce que c’est ?»

Les jacqueries, ce sont les révoltes paysannes qui ont lieu tout au long du Moyen-Age. «Jacques», c’est le surnom méprisant donné par les nobles aux paysans. Ces insurrections d’une immense violence étaient des moments aussi rares que grandioses, durant lesquelles la paysannerie française, écrasée et misérable, relevait la tête, se vengeait et taillait en pièce les chevaliers. Et parfois même les nobles.

Ces jacqueries connaîtront leur apothéose durant l’été 1789, avec le grand soulèvement des campagnes, qui terrifie tellement les possédants après la prise de la Bastille à Paris, que les privilèges sont abolis le 4 août. Les gueux méprisés écrivent alors l’Histoire.

En septembre 2023, deux jours seulement après cette déclaration apeurée du député Richard Ramos, Macron organisait un banquet décadent au château de Versailles. Les nouveaux rois se sentent bien trop tranquilles. Que revienne le temps des jacqueries.

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