Nantes : une fontaine rouge pour Gaza au marché de Noël


«À Gaza, le père Noël distribue des bombes»


Au cœur de Nantes, sur la Place Royale, se tient tout le mois de décembre le marché de Noël. Ambiance de fête, vente de cadeaux et odeur de vin chaud sur l’une des plus belles places de la ville. Il y flotte une atmosphère en décalage avec la situation internationale.

Dimanche dernier, des militant-es du collectif Jeunes pour la Palestine (sur Instagram : @jeunes4palestine) ont amené le réel au milieu de ce marché : la fontaine de la Place Royale s’est tintée de rouge sang, devant les consommateurs éberlués.

Plusieurs pancartes ont été déposées autour des statues, rappelant que Noël n’a pas lieu à Gaza. Plusieurs tracts ont été distribués et déposés.


Voici leur texte :

«Un Noël où les lumières ne viendraient pas des guirlandes mais des bombes lancées sur la Palestine. Où la neige serait remplacée par du phosphore blanc […] Un Noël que Jésus de Nazareth aurait passé loin de sa famille. Où sa ville de naissance Bethléem serait entouré d’un mur. Et où les Rois Mages n’auraient pas pu lui rendre visite car celle-ci serait entourée de checkpoints. Un Noël où le jour de la naissance de Jésus serait peut-être aussi le jour de sa mort.

Un Noël où les enfants prieraient pour de la nourriture et pour des cadeaux. Où l’odeur du pain d’épice et de la bûche serait remplacée par celle du sang et des corps sans vies depuis plusieurs semaines.

Un Noël qu’ils passeraient sans leurs parents. Un Noël Palestinien sous l’occupation d’Israël. Pour les Palestiniens ce Noël d’exception n’est pas une fiction, c’est leur réalité. Pour seul exemple, deux palestiniennes, une mère et sa fille, ont été assassinées par l’armée israélienne, à l’intérieur de l’église Sainte-Famille de Gaza, le 17 décembre.

Toutes les festivités ont été annulées à Bethléem et à l’église de la Nativité où est né le plus célèbre des palestiniens en solidarité avec ceux qui, à Gaza, subissent un GÉNOCIDE.»


Les participant-es à cette action ont été intimidé-es par la police municipale de la mairie PS, qui a menacé de les embarquer en toute illégalité.


Les autorités ne veulent pas que ces vérités soient rappelées, multiplions ces initiatives.


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