Italie : défilé fasciste à Milan



Saluts fascistes, flambeaux, défilé paramilitaire, le tout escorté par la police italienne : la scène ne sort par des années 1930, elle a eu lieu le 29 avril à Milan.


1500 fascistes ont marché dans les rues, prétendument pour commémorer la mort en 1975 d’un de leurs camarades, Sergio Ramelli, militant du «Mouvement social italien», un parti se revendiquant de l’héritage de Benito Mussolini, et dont le symbole, une flamme tricolore, a inspiré celui du Front National.

En réalité, cette commémoration est un prétexte pour prendre la rue et affirmer, dans l’espace public, les idées fascistes. Samedi dernier au cimetière de Milan, l’extrême droite célébrait la République de Salo, un régime totalitaire sous protection nazie qui a existé au nord de l’Italie, entre 1943 et 1945.

Le fascisme a encore pignon sur rue en Italie, ou la nostalgie de Mussolini n’est pas interdite, et semble de moins en moins une chose honteuse. L’actuelle Première Ministre d’extrême droite Meloni avait d’ailleurs déclaré que le fondateur du fascisme avait été un «bon politicien».

En janvier dernier à Rome, des centaines de personnes avaient elles aussi rendu hommage à un militant du MSI en réalisant des saluts fascistes.

Ailleurs en Europe, le racisme et les manifestations de rue néo-nazies se multiplient. En novembre, près de 7.000 franquistes avaient affronté la police à l’appel du parti VOX et de groupes franquistes et néo-nazis. En France, l’extrême droite aussi organise des descentes violentes et des manifestations racistes, par exemple à Romans sur Isère en décembre dernier, ou à Paris tous les 9 mai.

L’Italie n’a que quelques années d’avance sur la France : les chaînes de télé ont été rachetées par des milliardaires dès les années 1990, qui ont imposé des programmes vulgaires et réactionnaires. La gauche s’est effondrée suite à ses propres trahisons, laissant place à Berlusconi, crapule ultra-capitaliste alliée à des partis néofascistes. Aujourd’hui, c’est l’extrême droite qui dirige le pays.


Et à mesure que la peste brune se répand avec la complicité des gouvernants, les antifascistes sont réprimés, à Rome, à Paris comme à Budapest.


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