Argentine : révolte contre le président ultra-libéral d’extrême droite

Javier Milei, le nouveau président d’Argentine est une de ces figures terrifiantes du capitalisme barbare qui triomphe partout : ultra-libéral, autoritaire, sexiste, violent et vulgaire, il veut imposer le Marché dans toutes les dimensions de la vie sociale et évoquait même la possibilité de vendre des organes. Il a fait campagne en multipliant les insultes et les menaces, en posant avec une tronçonneuse et en tenant des propos incohérents. Il a même été surnommé «El Loco».

Dès son arrivée au pouvoir, il lancé un plan d’une violence totale contre la liberté de manifester, les droits des femmes et les droits sociaux. Au prétexte d’équilibrer les comptes publics, Milei a jeté dans la précarité extrême des centaines de milliers d’argentins. Depuis décembre, le taux de pauvreté, qui était déjà très élevé avant sa victoire, est passée de 44% à 57%. Les salaires ont plongé de 21% en moyenne. Le crime organisé explose. Mais, se vante le gouvernement, le déficit se réduit. À quel prix ?

Des grèves massives ont déjà eu lieu depuis janvier. Ce mercredi 12 juin, la révolte a franchi un cap, avec de sérieux affrontements devant le Congrès, à Buenos Aires. Des voitures ont été retournées et brûlées et des engins incendiaires jetés à la police qui a gazé et tiré au canon à eau. Le tout alors que les députés débattaient de réformes budgétaires drastiques. Un grand nombre de personnes auraient été blessées, les médias locaux décrivant la scène mercredi comme un «champ de bataille».

Javier Milei veut déclarer «l’état d’urgence économique», réduire les retraites et casser le code du travail. Comme tous les ultra-libéraux qui prétendent vouloir moins d’État – son slogan est «Viva la libertad carajo», soit «vive la liberté putain» – il s’appuie en réalité sur l’État répressif pour imposer la destruction de l’État social, tout en brisant les libertés.


Et comme en France, Milei montre que l’extrême droite quand elle est au pouvoir est le bras armé de la grande bourgeoisie, et précipite le pays dans la souffrance et le chaos.


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