Première sommation contre l’extrême droite


Samedi 15 juin, une semaine après les élections Européennes et l’annonce d’une dissolution de l’Assemblée par Macron pour offrir le pouvoir à l’extrême droite, une première mobilisation de masse, nationale, avait lieu dans toute la France.


Première sommation contre l’extrême droite

La foule était au rendez-vous : 640.000 personnes ont manifesté contre l’extrême droite selon la CGT.

Il y avait 250.000 personnes à Paris, 80.000 à Marseille, 20.000 à Nantes malgré une météo exécrable, 30.000 à Bordeaux, 50.000 à Toulouse, 5.000 à Clermont-Ferrand, 6.000 à Rouen… Des cortèges denses, dignes, avec beaucoup de jeunes.

Ce n’est pas aussi massif que le 1er mai 2002, alors que la France était en état de choc après l’arrivée de Jean-Marie Le Pen au second tour. Il y avait alors plus de 1.300.000 personnes dans la rue, ce qui était considéré comme la plus grande mobilisation depuis des décennies.

Mais là l’époque, c’était une communion unanime contre le Front National, relayée par quasiment tous les partis, même de droite, soutenue par les médias, et sur des mots d’ordres extrêmement flous. Une mobilisation qui a eu pour résultat une réélection triomphale de Jacques Chirac avec les conséquences que l’on connaît : une victoire de Sarkozy, puis le quinquennat cauchemardesque d’Hollande, et enfin Macron, avec une montée continue de l’extrême droite, une application de ses idées, et un chantage au vote «barrage» pour maintenir la droite au pouvoir.

Cette fois-ci, c’est sur fond d’affrontement entre blocs et de grande clarification que ces manifestations ont eu lieu : un bloc bourgeois ouvertement allié aux fascistes face à un bloc de gauche. Le tout sur fond de luttes sociales très puissantes mais qui n’ont pas obtenu de victoires, ces dernières années.


Cette première sommation, à la veille d’un été qui s’annonce chaotique, est donc encourageante. Dans les discussions entendues, il était évident que, quel que soit le résultat dans les urnes – une victoire fasciste, une Assemblée ingouvernable ou une courte majorité Front Populaire – un mouvement de grève et de luttes sera indispensable face à une extrême droite qui contrôle déjà les médias et l’appareil répressif.


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3 réflexions au sujet de « Première sommation contre l’extrême droite »

  1. Bonjour Contre Attaque, l’humanité a le choix entre une internationale facsiste, antisociale et ecocidaire (qui va la conduire à la barbarie) ou une internationale ecosociale qui fera pencher la balance du côté du respect de l’humanité et du monde du vivant en générale. Aujourd’hui l’humanité toute entière est enfermée et prise dans les mâchoires des puissances économiques et financières qui utilisent les États Nations pour resserrer cette visse (sur nos vies et nos libertés) et qui s’appelle le facsisme. Ce n’est pas 640000 citoyen.ne.s dans les rues en France que nous aurions dû être en ce samedi 15 juin 2o24 mais trois fois plus. Celleux qui restent éloigné.e.s du combat politique actuel ont une responsabilités au niveau de l’odeur de putréfaction de plus en plus active du facsisme en France, en Europe et dans le monde.
    Vive les soulèvements de la terre, vive les soulèvements anti-facsiste et vive les soulèvements populaires partout en France, en Europe et dans le monde.

  2. À force de puissances économiques et financières, de politiques et de médias de masse hors sol, la pensée revolutionnaire se trouve malheureusement éloignée de la masse populaire, c’est pourtant le seul outil pour faire redescendre l’humanité sur terre
    Vive les soulèvements de la terre, vive les soulèvements anti-facsiste, vive les soulements populaires, en France, en Europe et dans le monde

  3. Une humanité hors sol où plus rien n’a de sens fait que n’importe qu’elle président ne sera qu’un crétin.

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