
Belle action menée par le collectif Extinction Rebellion le 8 mars à Paris, dans le cadre de la manifestation féministe. Plusieurs activistes sont monté·es au sommet de la statue de la Place de la République, qui représente Marianne, pour lui enfiler un T-Shirt violet portant le message : «Riposte féministe antifa». Un slogan plus qu’approprié, dans un moment de confusion généralisée, où l’on voit le collectif fasciste Némésis se revendiquer du féminisme et squatter tous les plateaux télé pour déverser sa haine raciste, alors que les vraies revendications féministes sont invisibilisées.
Pour avoir simplement mis ce morceau de tissu sur une statue, les membres d’Extinction Rebellion ont été attendu·es par les forces de l’ordre en bas du monument, et placé·es en garde à vue.
L’avocat Alexis Baudelin, qui a pris leur défense, explique que l’infraction invoquée est la «participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations». Un motif lourd. C’est grave, le Ministère de la justice cherche ainsi non seulement à criminaliser un simple slogan, mais surtout à assimiler les idées féministes et toute opposition à l’extrême droite à de la violence.
Sans surprise, les personnes enfermées ont été relâchées après une nuit, car aucune infraction ne pouvait être caractérisée. C’était une pure mesure d’intimidation et de punition.
Le 14 juin 2025, des membres d’Extinction Rebellion avaient drapé la même statue d’un grand drapeau palestinien lors d’une manifestation. Une action symbolique qui avait déjà déclenché un véritable délire répressif, avec l’envoi de brigades d’intervention et d’échelles pour déloger les grimpeurs et grimpeuses. La répression avait failli faire tomber les personnes hissées sur la statue, qui avaient ensuite été mises en garde à vue. Le rassemblement Place de la République avait été gazé pendant l’intervention.
Même les actions les plus inoffensives et visuelles sont écrasées. Pour le pouvoir, il n’est pas question que les idées progressistes, déjà purgées des médias, puissent exister dans l’espace public. Il veut, littéralement, nous effacer.
Photo : XR
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