🟤 LE FOND DE L’AIR EST BRUN

Pendant que les mĂ©dias des milliardaires crĂ©Ă©nt des polĂ©miques sur l’Ă©criture inclusive

Ces derniers jours en France, l’histoire s’accĂ©lère. En Ă  peine plus d’une semaine :

➡️Des gĂ©nĂ©raux d’extrĂŞme droite ont diffusĂ© un appel au putsch pour instaurer un RĂ©gime militaire. Le tout dans un journal proche du gouvernement. Une deuxième tribune de colonnels, elle aussi de nature fasciste, est parue depuis. Une troisième devrait paraĂ®tre.

➡️Un vieillard raciste, galvanisĂ© par le discours ambiant, a tentĂ© de tuer une famille d’origine maghrĂ©bine Ă  Dole, en fonçant sur le père de famille et son jardin avec son vĂ©hicule. Il ressortira libre quelques heures plus tard, et l’affaire absolument gravissime, passera dans une indiffĂ©rence quasi-gĂ©nĂ©rale.

➡️Des dizaines d’armes supplĂ©mentaires ont Ă©tĂ© dĂ©couvertes au sein d’un rĂ©seau nĂ©o-nazi composĂ© de militaires. En janvier dĂ©jĂ , un arsenal considĂ©rable avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© saisi dans ce mĂŞme rĂ©seau.

➡️ Un groupe fasciste armĂ© s’apprĂŞtait Ă  passer Ă  l’acte de façon imminente en commettant des attentats

➡️Des bandes néo-nazies multiplient les exactions revendiquées dans le tout le pays, notamment contre des mosquées à Rennes et Nantes, et des locaux militants à Lyon. Sans jamais être inquiétées.

Le fond de l’air est brun comme une flaque de boue. Face Ă  un gouvernement autoritaire et patronal, la seule alternative qui s’impose dans les esprits et les mĂ©dias est une forme renouvelĂ©e de fascisme, sur les dĂ©combres des mouvements sociaux, rĂ©primĂ©s dans le sang. Dans le climat crĂ©pusculaire, oĂą sont les contre-pouvoirs ? Que fait la gauche, ou ce qu’il en reste ? Au mieux elle est en Ă©tat de sidĂ©ration, au pire elle continue Ă  s’entre-dĂ©chirer, Ă  « dĂ©noncer » celles et ceux qui luttent trop fort ou diffĂ©remment, et Ă  suivre les règles d’un jeu perdant Ă  tous les coups.

Les mois qui viennent seront ceux d’une fuite en avant vers la barbarie ou d’un soulèvement salutaire. L’histoire jugera.