La présidentielle du fascisme


Les deux finalistes de la primaire des «Républicains» sont Valérie Pécresse et Eric Ciotti. Deux néofascistes.


D’un côté, Valérie Pécresse, héritière, fille de l’ancien président de Bolloré Telecom, née à Neuilly. N’a jamais travaillé de sa vie, profite depuis toujours de sa fortune accompagnée de privilèges d’élue de droite. Elle a notamment déclaré : «Je propose un projet de rupture radicale», «Je veux des circonstances aggravantes quand un délit est commis dans une zone de reconquête républicaine […] Je veux éradiquer ces zones, je veux des brigades coups de poing, peut-être même le soutien de l’armée». Ségrégation spatiale, peines différenciées selon les quartiers, envoi de l’armée contre des civils. Ce sont des propositions fascistes.

Pour y arriver, Pécresse voudrait modifier la Constitution avec une «Loi référendaire sur la sécurité intérieure et contre l’islamisme». Dedans : légitime défense à l’américaine pour tous, peines automatiques pour ceux qui touchent aux «représentants de l’autorité», plus de caméras, plus de fouilles, plus de drones, interdiction de manifester pour les opposants fichés, généralisation de mesures «antiterroristes».

Eric Ciotti, quant à lui, est un pur produit de la droite radicale du sud-est de la France. Aujourd’hui proche d’Eric Zemmour, il est en tête de la primaire. Il a déclaré : «La racaille doit être éradiquée quoi qu’il en coûte !», «Je veux un Guantanamo à la française» ou encore «parler de violences policières, c’est une ignominie». Un candidat “républicain” pour la mise en place de camps et le recours à la torture. Il a aussi fait sien le concept néofasciste de «grand remplacement». S’il gagne, il fusionnera probablement avec Eric Zemmour. S’il perd, il fera probablement défection des Républicains pour se rallier au pétainiste.

Eric Zemmour n’est donc qu’un symptôme et non une exception. Le symptôme d’un système pré-fasciste. L’intégralité de la droite «traditionnelle» française a basculé à l’extrême droite. En France, une bourgeoisie radicalisée n’hésite plus à franchir le pas vers un régime totalitaire. C’est le résultat de 30 ans de prise de pouvoir des médias par l’extrême droite, de trahisons répétées de la gauche de gouvernement alors qu’elle avait les pleins pouvoirs en 2012 et que le rejet du Sarkozysme était ultra-majoritaire, de dévastation sociale et de mesures racistes.


2022 aura le goût de cendre et de guerre. Il y aura deux choix : révolution ou barbarie.


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