Agressions fascistes en série


Cette semaine, l’extrême droite a commis plusieurs agressions dans le pays. Dans un silence médiatique désormais habituel.


Mardi 22 février

Théo, étudiant à Aix en Provence et militant de gauche a été attaqué lors d’une distribution alimentaire dans la cité U de Cuques. Pour lui, le motif politique «fasciste» ne fait aucun doute : les individus qui l’ont frappé l’accusaient de «communisme».

Le journal La Marseillaise a pu consulter une vidéo de l’agression : le jeune homme, le visage en sang, est filmé par ses agresseurs d’extrême droite pour l’humilier. Peu après, les fascistes se sont félicités de leur agression en posant, cagoulés et équipés de matraques, devant un tag avec une croix celtique : «Clément Mérite», en référence au meurtre du jeune militant Clément Meric par des néo-nazis.

Mercredi 23 février

À midi devant un lycée de la ville de Rennes, trois militants de Lutte ouvrière sont attaqués par des inconnus portant des masques noirs alors qu’ils distribuaient des tracts.«Un de ces agresseurs est d’abord venu nous prendre un tract. Il est ensuite reparti et il est revenu accompagné de deux autres personnes à bord d’une voiture. Ils ont commencé à nous invectiver et ont dit qu’ils se revendiquaient de Zemmour. Qu’ils allaient purifier la France». Puis ont distribué des coups. Un militant, frappé au visage, est tombé inconscient, la pommette fracturée.

Quelques heures plus tard, une conférence contre l’extrême droite dans la même ville était de nouveau attaquée par un groupe d’extrême droite. Les participants ont repoussé les assaillants. Mais les agresseurs ont tenté de s’en prendre à des participants isolés sortant de la conférence. Des messages d’intimidation et de menaces contre l’évènement avaient déjà été publiés sur les réseaux sociaux auparavant.

Vendredi 25 février

La Maison des syndicats de Strasbourg organisait une table ronde sur le thème : «Quel danger fasciste en France en 2022 ? Comment y faire face ?» Réponse par le réel alors que les débats étaient terminés : des membres d’un groupe néo-nazi baptisé «Strasbourg offenders» ont tenté de forcer l’entrée du bâtiment en frappant à coups de bâton et en jetant des projectiles. Les antifascistes ont repoussé les agresseurs. Mais des blessés ont été signalés.


Trois agressions connues en quatre jours. Et combien d’autres qui n’ont trouvé aucun écho ? Les attaques d’extrême droite sont désormais quasiment quotidiennes en France. Leur objectif est évident : nous réduire au silence, terroriser celles et ceux qui ne baissent pas encore la tête. Les forces fascistes bénéficient de la complaisance des autorités : ce sont des auxiliaires de police. Nous ne pouvons compter que sur nous-même. Rendons les coups.

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