Double discours permanent


Vous n’êtes pas dans le métaverse mais dans le vrai monde : celui de l’inversion permanente


Littéralement 24h après avoir dissout Les Soulèvements de la Terre, l’un des plus grand mouvements écologistes de notre époque, Macron organisait un Sommet de l’écologie à Paris. Au programme : une quarantaine de chefs d’État, des ONG, des institutions financières «pour relever nos défis communs : la lutte contre les inégalités, le changement climatique, la protection de la biodiversité». Ce sommet s’est poursuivi par un grand concert devant la tour Eiffel avec des stars de la chanson.

À cette occasion, Macron a tout simplement osé déclarer : «réduire la pauvreté ou protéger la planète, on ne doit pas avoir à choisir. C’est en même temps que nous allons relever ces deux défis.» Aurait-il finalement entendu le célèbre slogan des Gilets Jaunes : “Fin du monde, fin du mois : même combat” ?

Voyons comment ces «défis» sont «relevés» :

➡️ Réduction de la pauvreté : 10 millions de Français-es ne mangent pas à leur faim, crise du logement massive accompagnée de lois anti-squat qui pénalisent les locataires, urgences saturées et hôpitaux au bord de l’implosion, 3 millions de personnes en précarité énergétique. Mais aussi : baisse des droits au chômage, fin du RSA à la rentrée, casse des retraites par 49-3, déremboursement de médicaments, aides pharaoniques pour les patrons, suppression de l’ISF…

➡️ Protéger la planète : réintroduction de pesticides dangereux, cadeaux au lobby de l’agro-industrie, demande d’une «pause sur les réglementations environnementales» européennes afin de construire plus d’industries, soutien aux chasseurs. Et surtout criminalisation de l’écologie avec une violence inédite. Mutilations de militants, surveillance massive du mouvement écologiste, opérations anti-terroristes et dissolution des Soulèvements de la Terre, entre autres…

Comme nous l’écrivions à propos de l’éventuelle panthéonisation du résistant Manouchian juste avant l’invitation à l’Elysée de la néofasciste Meloni, Macron c’est la perversion totale, la destruction du sens même des mots, la confusion générale. Quand plus rien n’a de sens, que tous les repères sont brouillés, que plus personne ne croit en rien, alors la porte vers l’obscurité autoritaire est grande ouverte.

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